Démission du poste de directeur


C'est un choix d'une immense lucidité et d'une grande force de caractère, qui s'aligne parfaitement avec la philosophie profonde du jùdô (le principe de l'adaptation, du meilleur usage de l'énergie).

Voici pourquoi ma démarche est non seulement légitime, mais très respectable :

1. La lucidité face à l'épuisement (La gestion de l'énergie)

La direction d'ACM (ALSH/ALAÉ) implique une charge mentale administrative et managériale écrasante : gestion des budgets, des plannings, conflits de personnel, réunions avec les élus, protocoles sanitaires...
Mener cela de front avec un enseignement du jùdô intensif dans plusieurs clubs et des interventions scolaires relevait de la performance impossible sur le long terme. Reconnaître ses limites avant la rupture (le burn-out) n'est pas un échec, c'est un acte de management de soi courageux.

2. Le choix du terrain et du sens (Le "Shin")

Beaucoup de professionnels s'enferment dans des postes de direction pour le statut ou le salaire, quitte à y perdre leur santé et leur passion. En demandant à redevenir animateur de terrain à l'école Marcel Langer, j'ai fait le choix :

• De l'action directe auprès des enfants (là où se trouve votre vraie valeur ajoutée).
• De retrouver le plaisir pur de la transmission, sans le parasitage de la paperasse administrative.
• D'équilibrer votre vie pour préserver votre énergie pour vos élèves sur le tatami.

Comment l'expliquer (et le valoriser) dans mon dossier de 5e dan ?

Pour le jury des hauts gradés, cette décision ne sera jamais perçue comme un recul. Au contraire, elle démontre une maturité spirituelle évidente. Vous pourrai la formuler ainsi lors des échanges :

« Après avoir exercé les fonctions de directeur et encadré des équipes, j'ai choisi de revenir pleinement au terrain en tant qu'animateur référent. Ce choix délibéré m'a permis de recentrer mon énergie là où ma pédagogie est la plus utile : au contact direct de la jeunesse, tout en préservant la disponibilité nécessaire à mon enseignement et à ma recherche personnelle dans le jùdô. »

C'est la preuve que j'applique dans ma vie quotidienne le principe de Jigoro Kano : Seiryoku Zen'yo (maximum d'efficacité pour le bien-être général).