Enseignement by France judo et Dôjô Academy

Logotype FFJDA depuis 23/06/2021

L’identité de la Fédération Française de Jùdô évolue et devient France Judo. Impulsée par l’envie de redonner le jùdô à ceux qui le font vivre au quotidien, cette nouvelle identité de France Judo a été construite par l’énergie du collectif pour gagner en modernité et simplicité. Plus que jamais, ne faisons qu’un : nous sommes le Jùdô Français.

La couleur du nouveau logotype s'inspire du Bleu Klein qui incarne la créativité qui est dans l'ADN du jùdô et qui rend ainsi hommage au grand jùdôka qu'était Yves Klein.

https://www.ffjudo.com/actualite/decouvrez-la-nouvelle-identite-france-judo

Le symbôle est ressemblant au logotype de Surf Rip Curl. C'est un retour à un coq encore plus stylisé que celui de 1996. Il s'inscrit sur un fond bleu foncé inspiré par Yves Klein, pionnier du jùdô français et artiste peintre qui fut très connu en son temps, mort très jeune et se réclamant du 4e dan revenu du Japon mais non reconnu par la FFJDA ("Yves Klein, un vrai-faux quatrième dan", "Nagnère sur les tatamis" page 87). Le nom France Judo est une appellation bien connue déjà utilisée par une entreprise commerciale en ligne.

La FFJDA perd en même temps ces disciplines associées (DA) pour passer à France Judo.

Le sigle FFJDA fait référence à France Judo sur ce site.

https://m.facebook.com/ffjudo/posts/4027493213998514:0?locale2=fo_FO

http://ffjudo.com/actualite/lacement-de-la-plateforme-enseignement-by-france-judo

Le concept :
Partagé son savoir au niveau national par l'invitation à créer une vidéographie et la partager sur le site de France Judo sur l'adresse enseignementbyfrancejudo@ffjudo.com

Critiques positives :
Les conseils pour prendre la vidéographie :
- Paramétrer la qualité de l'image en HD ou 4K
- Filmer à l'horizontal ou paysage
- Veiller à avoir une bonne luminosité (ne pas être à contre jour)
- Réaliser des plans d'ensemble lors des prises rapides
- Rester stable (ne pas faire de geste brusques)
- Réaliser des plans serrés lors des moments-clés

Critiques négatives :
- l'idée : l'idée de partage du savoir au niveau national par l'invitation à créer une vidéographie et la partager sur le site de France Judo est une bonne idée mais limité à ce seul format
- le nom : "Enseignement by France judo" basé sur la formulation "IZI by EDF", tout comme "Dôjô Academy" pourquoi utiliser l'anglais ?
- l'adresse : lacement-de-la-plateforme-enseignement-by-france-judo au lieu de "lancement" nous fait nous lacer d'un manque de méticulosité.
- la prononciation de "Morote Seoi Nage" prononcé "Moroté Soé Nagué" au lieu de "Moroté séoï Nagué" montre à nouveau un manque de méticulosité (ou une fausse connaissance)
                               "Judogi" prononcé "judoji" au lieu de "judogui" et nommé dans un premier temps "kimono" montre à nouveau un manque de méticulosité
- les coupures vidéographiques nombreuses et intempestives montrent à nouveau un manque de méticulosité

La disparition de ce lien démontre que celà était voué à l'échec.


La mascotte Kodomo :

Rendre le judo accessible aux enfants, à la pédagogie de jeunesse est une bonne chose mais c'est un symptôme d’une transformation du judo en objet de communication institutionnelle. Ce qu’il représente culturellement c'est une infantilisation partielle de l’image du judo ou une logique de “produit jeunesse”, plus proche du marketing éducatif que de la transmission traditionnelle du dojo. Il est vrai qu'un enfant n’entre pas spontanément dans le judo par abstraction philosophique. Il y a donc une utilité pratique d’un support d’identification pour les jeunes. La mascotte Kodomo est un outil périphérique pour enfants mais si la communication institutionnelle entière du Judo commence à ressembler à celle d’une franchise ou d’une marque jeunesse il y aura une perte de gravité symbolique du judo. Une mascotte paraît acceptable comme porte d’entrée, mais insuffisante, voire déplacée si elle devient l’image dominante de l’institution.


Le changement de langage :
On peut voir dans certaines formulations récentes de France Judo une modernisation lexicale, une internationalisation et la construction d’une image institutionnelle plus “marque” que purement fédérale.
Des expressions comme “Enseignement by France Judo” et “Dojo Academy” s’éloignent clairement du vocabulaire fédéral historique français pour se rapprocher du langage du branding, du management et de la communication internationale.

Entre dans le game...

https://www.youtube.com/watch?v=uen7vVDKNgs

Ce que cela change symboliquement :
Historiquement, le vocabulaire du Judo français utilisait plutôt école, formation, professeur, enseignant, stage, perfectionnement, fédération.
Alors que “academy”, “by”, ou certaines formulations hybrides introduisent une logique de marque, une esthétique plus commerciale ou internationale. Le vocabulaire devient stratégique.

Le problème :
Cela peut gêner certains judokas pour des pratiquants attachés à l’histoire, à la sobriété du judo, à la transmission classique. Ce type de vocabulaire peut donner l’impression d’un éloignement du cadre culturel traditionnel, voire d’un glissement vers une logique de communication plus que de contenu. La fédération cherche à attirer de nouveaux publics, à être visibles numériquement, à parler à des générations habituées aux marques, aux labels, aux noms internationaux. Ce type d’évolution est à prendre avec une certaine méfiance intellectuelle, non pas par opposition à toute modernisation, mais parce qu'on peut y percevoir un déplacement du centre de gravité du judo. Le Judo n’est pas une marque, ni un produit culturel à “positionner” mais une méthode structurée de développement humain et technique. On a le sentiment que la communication prend progressivement le pas sur la substance. Ce qui est gênant n’est pas l’anglais mais plutôt à ce qu’elle véhicule ici comme logique culturelle. Le judo possède déjà en lui-même sa profondeur, sa cohérence et sa valeur. L'habiller d’un vocabulaire de marque, de labels ou de communication émotionnelle paraît superficiel ou artificiel. Il a une dynamique institutionnelle, un changement culturel, un déplacement de représentation. Il y a une utilisation de termes valorisants, modernes ou internationalisés, sans changement profond du contenu derrière. C'est de l'habillage lexical destiné à produire une perception plus qu’à décrire une réalité.