Le Kansetsu-Waza
(techniques articulaire)
Une clef (ou clé)
articulaire (en japonais : kansetsu-waza, en anglais joint-locks (clé
articulaire) composé des arm-locks (clé de bras), leg-locks
(clés de jambes) et neck-locks (clé de nuque)) est une technique
de combat, et notamment de lutte moderne, consistant à amener une tension
articulaire sur un partenaire/adversaire au point de provoquer une douleur
(itami) (arthralgie).
Ces techniques sont également
utilisées par les forces de sécurité (police, vigiles…)
pour maîtriser une personne en réduisant le risque de blessure.
La sollicitation de l'articulation se fait en mobilisant un membre, avec un
effet de levier. Cela nécessite
un placement permettant de saisir le membre sans risquer de se faire frapper.
Les clés peuvent être
utilisées pour projeter l'adversaire au sol. Dans ce cas, l'attaquant
utilise la douleur (itami) provoquée par la clé
pour forcer l'adversaire à se jeter au sol. Les Kansetsu
Waza ne sont plus valide (depuis 2017) si les deux combattants son en
position debout.. La manipulation
de l'articulation entraînant une douleur
(itami) progressive en fonction de la force appliquée donne le
temps à l'adversaire d'abandonner.
Si elle est mal réalisée ou faite trop violemment, diverses
lésions sur les muscles, les tendons, les ligaments et entraîner
une entorse, une luxation
voire une fracture. Dans ce cas, on ne peut plus parler de "Gatame"
(contrôle). Le terme luxation
souvent utilisé est impropre puisqu'il désigne la perte de contact
des surfaces articulaires d'une articulation qui n'est absolument pas le but
recherché. Le terme arthralgie
(douleur articulaire) qui n'est jamais employé est pourtant le seul
terme adéquat.
Mots utilisés en rapport avec le contrôle de l'articulation souvent
arthralgique :
Gatame : contrôler
Kujiki : cassé (en croix, en triangle, avec le bras, avec le genou,
avec le corps et avec le ventre)
Hishigi : incarcéré
Kannuki : verroullé
Garami : entrelacé
Les clés peuvent
être classées en fonction de la partie du corps qui est visé
:
clés de bras (coude,
épaule, poignet et doigts), clés
de jambes (genou, et cheville) et clé
de cou (vertèbres cervicales).
En jùdô,
seules les clés appliquées
au coude sont autorisées.
Et en fonction de la direction de la force :
clé en pliant (en hyperextension
ou en hyperflexion) notamment du coude ou du genou, clé
en torsion notamment du coude, du poignet ou de la cheville) et plus traumatisante,
clé consistant en un
écrasement musculaire notamment au biceps ou au molet.