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Qui mieux que Monsieur Yves Cadot, maitre de conférences à l’université de Toulouse et auteur de livres sur le Jùdô, dispose des connaissances pour vous présenter ce qu’est la Culture Jùdô. Je lui laisse donc le soin de faire cette présentation.

Mohammed ZOUARH

Élu responsable de la Culture Jùdô

Qu’est-ce que la « culture jd » ?

La « culture jd » est une culture, c’est-à-dire qu’il s’agit de la mise en valeur d’un domaine afin que, demain, il puisse nous nourrir. Et, comme on récolte ce que l’on sème, il faut accorder une attention particulière au travail de cette terre à labourer qui nous a été léguée.

En effet, ce champ n’est pas vierge, car il s’agit de celui du jd, lequel a une histoire. Et même deux : celle de ses origines, au Japon, en 1882, et dont les racines puisent déjà dans un substrat plus ancien encore, et une histoire locale, singulière, faite d’acculturation, née d’un regard et de traditions différents, avec ses pionniers, son organisation, ses luttes, ses particularités. De ces histoires, nous sommes les héritiers, elles sont notre socle, celui sur lequel bâtir l’avenir, alimenter les générations à venir. Et ce sont celles qui nous ont élevés.

« Élevés », car la culture, c’est aussi ce qui nous élève au-dessus de notre condition initiale : elle nourrit notre corps, enrichit notre esprit. Elle nous constitue et nous en sommes constitutifs, à la fois partie et acteur de celle-ci. Car, enfin, la culture, c’est cet ensemble particulier, partagé par quelques-uns et qui fonde société. Nous nous nourrissons des mêmes fruits, selon les mêmes modalités, dans le respect du même cadre, en même temps propre à cette culture, et garant de celle-ci.

Le « ka », de jùdôka, c’est la maison ou la famille. Être jùdôka, c’est avoir trouvé dans la communauté du jd une famille, c’est se sentir chez soi dans cet espace, mais c’est aussi en être l’abri, la maison, l’écrin, c’est prendre la responsabilité de l’entretenir, de veiller sur le jd, sur cette culture.

Une culture basée sur la pratique : c’est par le « faire » que le jùdôka se met au travail, en chemin, ce qui nous rappelle que « do » (de jd) signifie justement « domaine », à la fois dans le sens géographique et de champ de compétences. Notre culture jd : nous mettre en mouvement, vérifier nos connaissances par la pratique, pour développer des compétences utiles tant au pratiquant qu’à la société.

En somme, le secteur de la « culture jd », c’est interroger notre héritage, cultiver notre jardin, en entretenir le cadre, pour élever le pratiquant au-dessus de sa condition première et nourrir la communauté.

Yves CADOT

6e dan, membre de la Commission Culture Jùdô et de l’Académie française de jd

https://www.ffjudo.com/culture-i-grade