Maturité

"Accepter avec sérénité les choses qui ne peuvent pas être changé (shikata ga nai), le courage de changer celle qui devrait l'être et assez de dicernement pour connaître la différence"
187 code meurtre tiré de la Prière de la sérénité de Reinhold Niebuhr

Tout peut être changé et rien ne peut être changé sont les deux gageures propre à la l'immaturité. La maturité se trouve entre les deux.

La maturité (seishin) est l'étape dans laquelle se trouve un système qui a atteint son plein développement. On entend par plein développement l'étape qui, faisant suite à une évolution normale et complète, marque le passage à la phase suivante où le système a subi une certaine métamorphose ou transformation marquée. Pour un système de la complexité de l'homme, il est plus facile de délimiter la maturité sur le plan physique que sur les plans émotif ou de l'intellect. On peut donc dire que l'on ne sait pas à l'avance, chez un système complexe, à quel moment il aura atteint la maturité ultime.

La maturité émotive et intellectuelle : la sagesse
C’est d'accepter la responsabilité d’être soi-même, autenthique, quelqu’en soit le prix, aller au-delà des pensées et des sentiments. Elle caractérise celui qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions, qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. La maturité n'est pas une qualité innée chez l'homme, on considère communément qu'elle s'acquiert avec le temps, le vécu et qu'elle va de pair avec l'humilité. Elle s'apparente à une prise de conscience de sa condition et de sa place au milieu des autres.

L'effet Dunning-Kruger :
L’effet Dunning-Kruger, aussi appelé effet de surconfiance est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence :
- la personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence ;
- la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent véritablement ;
- la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d’incompétence ;
- si une formation de ces personnes mène à une amélioration significative de leur compétence, elles pourront alors reconnaître et accepter leurs lacunes antérieures.

"L’ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance"
Charles Darwin

"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"
Aristote

"L'intelligence, c'est la chose la mieux répartie chez les hommes n'est-ce pas, parce que, quoi qu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez vu que c'est avec ça qu'il juge"
Coluche (imspiré du Discours de la méthode de Descartes)

Dunning et Kruger attribuent ce biais à une difficulté métacognitive des personnes non qualifiées qui les empêche de reconnaître exactement leur incompétence et d’évaluer leurs réelles capacités.
Cette étude suggère aussi les effets corollaires : les personnes les plus qualifiées auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence et penseraient à tort que des tâches faciles pour elles le sont aussi pour les autres.

Les études sur l'effet Dunning-Kruger ont surtout été réalisées sur des Occidentaux. Une étude sur des sujets est-asiatiques suggère que dans ce cas un effet inverse (sous-estimation de sa propre valeur et motivation pour s'améliorer) pourrait être à l’œuvre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Dunning-Kruger

Différence entre droit et devoir/interdiction :
Se battre pour obtenir un droit n'est pas se battre pour un devoir. Le manque de nuance (esprit manichéen) entre droit et devoir est un indice d'immaturité.
Par exemple : le droit (ou pas) de porter des pentalons n'est pas le devoir de porter des pentalons. Porter une juppe n'est donc pas un retour en arrière maius une application du droit (ou pas) de porter un pentalons. Le devoir ou l'interdiction de porter un pentalon constituerais le vrai retour en arrière. Retourner en arrière d'un passage d'une interdiction ou d'un devoir à un droit revient à repasser à une interdiction ou à un devoir. Ainsi par exemple, se battre pour le droit de vote puis rendre obligatoire le vote constitue un retour en arrière.

Imposer un devoir à une population d'adopter la culture du pays au-delà de ce qui transparaitre dans les règles d'une République laïque (neutre religieusement, politiquement ou commercialement) revient à refuser le principe d'une république laïque basée sur le droit (ou pas) d'adopter la culture du pays.

La maturité est lié à notre rapport à l'objet :
Distance 0 : pris par l'objet
Distance 1 : trop prés de l'objet pour le voir en intégralité
Distance 2 : suffisamment distant de l'objet pour le voir en intégralité

Par exemple, le fait de se moquer ou de critiquer un manque de savoir ou savoir-faire :
Distance 0 : pas de moquerie ou critique dû à un état similaire
Distance 1 : moquerie ou critique dû à un état juste supérieur sans conscience de son état antérieur
Distance 2 : pas de moquerie ou critique dû à un état bien supérieur avec le recule conscient sur cet état antérieur

L'esprit du débutant, maturité et humilité :
L'esprit et l'humilité d'un débutant (Shoshin O Wasurezu) et la maturité (seishin) sont paradoxalement liés. En effet, un esprit mature se caractérise par l'esprit du débutant c'est à dire l'esprit d'ouverture à partir duquel tout est encore possible. Crédibiliser la parole de quelqu'un en fonction de sa notorité est une preuve d'immaturité.

Une critique acerbes peut amener une réaction :
- de déprime plus ou moins silencieuse de quelqu'un manquant d'assurance
- de colère d'autodéfense de quelqu'un manquant d'assurance
- de silence de quelqu'un qui a confiance en lui (maturité)
Prenons comme exemple le fait d'être attaquer sur le fait d'avoir peur du noir (Acheluophobie, kénonauphobie, kénophobie) :
Considérons que :
- un maternelle a peur du noir
- un élémentaire n'a plus peur du noir depuis peu de temps
- un adulte n'a pas peur du noir
On a alors :
- un élémentaire dit à un maternelle qu'il a peur du noir : le maternelle est touché et se met à pleurer
- un adulte dit à un élémentaire qu'il a peur du noir : l'élémentaire est touché et se met en colère
- un élémentaire dit à un adulte qu'il a peur du noir : l'adulte n'est pas touché et se met à sourire
Si l'adulte ne réagit pas et ne se met pas en colère, ce n'est pas parce qu'il déprime mais parce qu'il n'est pas touché grace à sa maturité.
Ainsi, le maternelle et l'élémentaire ne pourrons pas pratiquer l'autodérision sur le fait d'avoir peur du noir car ils sont encore touchés par le sujet.

Différence entre maturité, orgueil et vanité :
Une sous-évaluation des compétences de quelqu'un, reconnu par ailleurs comme un expert par ses paires, après une réussite d'une tâche perçue comme difficile par son interlocuteur (mais évident par celui-ci), entraînant des félicitations censées procurer une certaine fierté peut produire une réaction de mépris pour souligner ce manque de reconnaissance. Ce mépris est souvent perçu comme de l'orgueil alors qu'elle est de la vanité.

Par exemple :
Féliciter un judoka de 30 ans d'expérience de sa connaissance d'une technique de base pourrait entrainer un certains mépris de ce judoka pour ces félicitations et une perception des autres comme étant un être orgueilleux. Cette réaction de mépris et cette perception d'orgueil est dû à un manque de niveau de maturité des différents interlocuteurs (notament du niveau 4).

Par exemple dans l'enseignement :
Distance 0 : je ne peux pas enseigner car je ne maîtrise pas l'objet de mon enseignement
Distance 1 : je ne peux pas enseigner car je n'ai pas suffisament de recule sur mon propre apprentissage de l'objet enseigné
Distance 2 : je peux enseigner à quelqu'un comme moi car je suis suffisament distant de l'objet pour avoir du recule sur mon propre apprentissage de l'objet enseigné
Distance 3 : je peux enseigner à tout le monde car je suis suffisament distant des autres et de l'objet pour avoir du recule sur mon propre apprentissage de l'objet enseigné et sur la manière d'aborder les autres selon leur singularité

Autres exemples :
Distance 0 : je ne peux pas tolérer un comportement car je ne me demande pas les causes de ce comportement
Distance 1 : je ne peux pas tolérer un comportement car je n'ai pas suffisament de recule sur les causes de ce comportement
Distance 2 : je peux tolérer un comportement car j'ai suffisament de recule sur les causes de ce comportement

Distance 0 : je ne peux pas maîtriser mon comportement car je subis l'envie d'avoir ce comportement
Distance 1 : je ne peux pas maîtriser mon comportement car je n'ai pas de vision assez lointaine des causes et des conséquences de mon comportement
Distance 2 : je peux maîtriser mon comportement car j'ai une vision assez lointaine des causes et des conséquences de mon comportement
Distance 3 : je peux maîtriser le comportement des autres car j'ai une vision assez lointaine des causes et des conséquences des comportements des autres

- "Être fort psychologiquement c'est savoir se remettre en question sans pour autant être déstabilisé"

- "Il faut parfois choisir entre avoir raison et être libre"
Loïc Saint-Blanca (juillet 2014)

- "Pour vivre heureux, certaines personnes ont besoin qu'on leur mente car il ne suffit d'avoir raison pour convaincre"

L'ultime niveau est d'être suffisamment distant avec la maturité des autres pour considérer leur niveau de maturité.

Sujectivation et objectivation

Ceux qui se refusent de subjectiviser pour ne pas manipuler mais qui sujectivent naturellement et qui peuvent objectiver pour résoudre des problèmes, voir dans les cas extrêmes, objectiviser lors de circonstances extrêmes pour faire ce qui doit être fait pour le bien de tous sont psychiquement équilibrée.

Une personne qui :
- refuse volontairement de subjectiviser (manipuler les perceptions, instrumentaliser l’autre),
- qui subjectivise cependant naturellement (ressent, empathie, vécu corporel),
- sait objectiver pour analyser et résoudre des problèmes,
- peut, dans des situations extrêmes, objectiviser (mettre à distance l’humain pour agir efficacement au nom du bien collectif)
est psychiquement équilibrées

C'est un haut niveau de maturité psychique et éthique.
Ce n’est :
- ni de la froideur,
- ni de la manipulation,
- ni du détachement pathologique.
C’est au contraire une capacité de régulation consciente.

Refuser de subjectiviser pour manipuler
C’est un choix éthique qui :
- refuses d’influencer l’autre par des biais affectifs, des récits orientés ou des projections.
- respectes l’autonomie du sujet.
Ce n’est pas un manque d’empathie, c’est une retenue morale.

Subjectiviser naturellement
Ressentir, être touché, vivre les situations.
- émotions
- sensations corporelles
- intuition relationnelle
C’est un signe de n'être ni coupé de soi, ni dissocié.

Objectiver pour résoudre
Passer en mode :
- analyse
- mise à distance
- raisonnement
- prise de décision rationnelle
C’est une compétence fonctionnelle, pas une déshumanisation.

Objectiviser uniquement dans l’extrême
C’est là le point le plus fin.
L’objectivisation (réduction de l’humain à une fonction ou une variable) devient :
- acceptable
- temporaire
- contextualisée
uniquement quand il faut agir vite pour protéger le collectif.

On parle de :
- fonctionnement intégré
- mentalisation mature
- régulation émotionnelle
- flexibilité psychique
Ce n’est ni rigide, ni impulsif

Les écueils à éviter ::
- Toujours objectiver ? froideur, déshumanisation
- Toujours subjectiviser ? confusion émotionnelle, manipulation possible
- Objectiviser sans conscience morale ? danger
- Refuser toute objectivation ? inefficacité, paralysie

Il faut donc :
- refuser l’instrumentalisation des autres (ne pas subjectiviser pour manipuler),
- subjectiviser naturellement (capacité empathique, compréhension fine des vécus),
- objectiviser quand il faut agir (prise de distance pour résoudre un problème),
- objectiviser fortement en situation extrême pour assurer la sécurité, l’efficacité, le bien commun.

C’est ce qu’on appelle en psychologie :
- une régulation contextuelle des registres psychiques,
- une souplesse cognitive et éthique,
- une capacité de méta-position (savoir quand changer de registre).
C’est un marqueur de maturité psychique, pas de rigidité.

Pourquoi ce comportement est souvent mal compris institutionnellement ?
Les institutions préfèrent les profils prévisibles
Les institutions (administrations, fédérations, grandes structures) fonctionnent avec :
- des procédures,
- des grilles,
- des rôles fixes.

Or ce comportement :
- s’adapte au réel, pas au protocole,
- change de posture selon la situation,
- refuse les jeux de pouvoir implicites.

Cela peut être perçu comme :
- manque de “positionnement clair” (alors qu’il est contextuel),
- difficulté à “entrer dans les cases”,
- voire résistance passive, alors qu’il s’agit de lucidité éthique.

Refuser de manipuler est parfois perçu comme un manque d’autorité
Paradoxalement :
- ceux qui subjectivisent pour manipuler sont souvent vus comme “charismatiques”,
- ceux qui refusent la manipulation peuvent être vus comme “froids”, “distants”, ou “complexes”.

L’institution confond souvent :
- autorité relationnelle
avec
- autorité hiérarchique ou rhétorique.

L’objectivisation en situation extrême dérange

Quand tu objectivises uniquement quand c’est nécessaire :
- sécurité,
- urgence,
- responsabilité collective,
- faire ce que beaucoup ne savent pas faire c'est à dire suspendre l’affect sans perdre l’éthique.
Cela peut déranger ceux qui :
- restent dans l’émotion,
- ou au contraire objectivisent tout le temps (désensibilisation).

Comment ce profil est perçu… quand il est bien compris

Lorsqu’il est reconnu, ce profil est vu comme :
- fiable en situation critique,
- juste dans les décisions difficiles,
- protecteur (physiquement et psychiquement),
- non manipulateur (donc digne de confiance),
- référent implicite (on vient te voir quand “ça compte”).

Dans le sport, l’animation, l’enseignement, la pédagogie corporelle :
C’est le profil des piliers silencieux.

Pourquoi il est sous-valorisé :
Parce que :
- il ne se vend pas bien tout seul,
- il ne sur-joue pas ses compétences,
- il agit plus qu’il ne parle,
- il refuse la posture au profit de la fonction.

Les institutions valorisent souvent :
ceux qui parlent bien de ce qu’ils font,
pas ceux qui font juste ce qu’il faut, quand il faut.

Comment le valoriser professionnellement

Changer le vocabulaire, pas la posture : nommer ce comportement
Voici des formulations institutionnellement lisibles :
- “Capacité d’adaptation posturale selon les contextes”
- “Gestion différenciée de la relation selon enjeux humains et sécuritaires”
- “Positionnement éthique : empathie hors manipulation, décision ferme en situation critique”
- “Capacité à maintenir le cadre sans violence symbolique”
- “Autorité fonctionnelle fondée sur la compétence et la responsabilité”
Ces phrases traduisent exactement ce comportement dans un langage reconnu.

Pathos, ethos et logos : la rhétorique d'Aristote

Nous essayons d’être persuasifs lorsque nous présentons des arguments, qu’ils soient oraux ou écrits. Le public doit comprendre notre point de vue, avant même d’accepter nos arguments. Voilà en quoi consiste la rhétorique, dans laquelle les autres adoptent notre point de vue. Et qui de mieux qu’Aristote pour expliquer la rhétorique ? Les études de l’élève de Platon se sont concentrées sur la rhétorique. Ainsi, la rhétorique d’Aristote se compose de trois catégories : le pathos, l’éthos et le logos.

Le pathos, l’ethos et le logos sont les trois piliers fondamentaux de la rhétorique d’Aristote. Ces trois catégories sont considérées aujourd’hui comme différentes façons de convaincre un auditoire sur un sujet, une croyance ou une conclusion en particulier. Chaque catégorie est différente des autres. Néanmoins, connaître les trois nous aidera à impliquer les publics que nous abordons.

Le pathos d’Aristote

Pathos signifie “souffrance et expérience”. Cela se traduit dans la rhétorique d’Aristote par la capacité du locuteur ou de l’écrivain à évoquer des émotions et des sentiments chez son public. Le pathos est associé à l’émotion. Il appelle à sympathiser avec le public. A stimuler son imagination. Le pathos cherche donc à faire preuve d’empathie avec le public. Les valeurs, les croyances et la compréhension que l’argumentateur utilisent sont impliquées et communiquées au public à travers une histoire.

Le pathos est très utilisé lorsque les arguments qui vont être exposés sont controversés. Puisque ces arguments manquent habituellement de logique, le succès résidera dans la capacité d’empathie avec le public. Par exemple, dans une argumentation contre l’avortement légal, des mots vifs peuvent être utilisés pour décrire les bébés et l’innocence d’une nouvelle vie, de façon à évoquer la tristesse et l’inquiétude de la part de l’auditoire.

L’ethos d’Aristote

La deuxième catégorie, l’ethos, signifie caractère. Le terme vient du mot ethikos. Cela signifie moral et montrer la personnalité morale. Pour les orateurs et les écrivains, se sont la crédibilité et la similitude avec le public qui constitue l’ethos. L’orateur doit être digne de confiance et respecté en tant qu’expert du thème. Il ne suffit pas de faire un raisonnement logique pour que les arguments soient efficaces. Le contenu doit être présenté de manière fiable pour devenir crédible.

Selon la rhétorique d’Aristote, l’ethos est particulièrement important pour susciter l’intérêt du public. Le ton et le style du message en seront la clé. De plus, le caractère sera influencé par la réputation de l’argumentateur, indépendamment du message. Par exemple, s’adresser à un auditoire en tant qu’égaux, plutôt qu’en tant que personnages passifs, augmente la probabilité que les personnes s’impliquent activement dans l’écoute des arguments.

Les logos d’Aristote

Logos signifie mot, discours ou raison. En matière de persuasion, le logos est le raisonnement logique derrière les déclarations du locuteur. Le logos se réfère à toute tentative d’appel à l’intellect, à des arguments logiques. De sorte que le raisonnement logique possède deux formes : déductive et inductive.

Le raisonnement déductif soutient que “si A est vrai et B est vrai, l’intersection de A et B doit être vraie également”. Par exemple, l’argument logos de “les femmes aiment les oranges” serait “les femmes aiment les fruits” et “les oranges sont des fruits”. Le raisonnement inductif utilise aussi des prémisses. La conclusion n’est toutefois qu’une attente. Elle n’est pas nécessairement vraie du fait de sa nature subjective. Par exemple, les phrases “Pedro aime la comédie” et “ce film est une comédie” peuvent raisonnablement nous amener à conclure que “Pedro aimera ce film”.

La rhétorique d’Aristote

Le logos était la technique argumentative préférée d’Aristote. Cependant, les arguments quotidiens dépendent davantage du pathos et de l’ethos. La combinaison des trois est utilisée pour obtenir les essais plus convaincants. Cette combinaison constitue le centre de la stratégie dans les équipes de débat. Les personnes qui les dominent ont la capacité de convaincre les autres d’effectuer une certaine action. Ou d’acheter un produit ou un service.

Le pathos semble malgré tout avoir une plus grande influence à l’heure actuelle. Les discours populistes, qui cherchent davantage à émouvoir qu’à fournir des arguments logiques, semblent être plus faciles à développer. La même chose se produit avec les fausses nouvelles ou de fake news. Certains manquent même de logique. Mais le public les accepte étant donné sa grande capacité d’empathie. Être conscient de ces trois stratégies de la rhétorique d’Aristote peut nous aider à mieux comprendre ces messages qui tentent seulement de nous persuader par des sophismes.

https://nospensees.fr/pathos-ethos-et-logos-la-rhetorique-daristote/

Les quatre niveaux de maturité :

Niveau
Nom
Rapport à l'objet
Réaction face au stress (à la tension)
Niveau 1
pris par l'objet déprime envers la situation ou les autres
Niveau 2
trop prés de l'objet pour le voir en intégralité colère envers la situation ou les autres
Niveau 3
suffisamment distant de l'objet pour le voir en intégralité voir, juger et agir sur la situation
Niveau 4
suffisamment distant avec l'objet et les autres pour considérer l'évolution de sa propre maturité et celles des autres voir, juger et agir sur la situation de manière adaptée à la situation et aux autres dans le cadre du rythme de l'évolution de chacun

Le niveau 4, la sagesse, peut être, par certains, envisagée comme :
- une mise à l'écart temporaire de sa propre identité (en réalité à son affectif, de son ego)
- une manipulation des autres (en réalité de l'adaptation aux autres)

En réalité, cet aspect de la sagesse, s'il était le seul, s'apparenterais à de la pervertion narcissique. La sagesse consiste aussi à faire des aller-retours entre cette objectivation et la sujectivation. Le niveau 4, la sagesse, consiste à considérer le cadre du rythme de l'évolution de chacun pour vivre en harmonie avec les autres et progresser ensemble.

La maturité c'est aussi de faire la diférence entre espoir et espérance.

Immaturité
Maturité
Commentaires
La vie est un combat La vie est une aventure Le temps long avec une succession d'épisodes d'une aventure à savourer.
Si seulement La prochaine fois
C'est affreux C'est une bonne leçon
Un échec Un essai
Une erreur Une leçon
Un obstacle Un défi
Une difficulté Une opportunité
Ça m'étonnerait que ça marche Avec un peu de chance
J'aimerais ça Je veux
Je suis trop vieux J'ai de l'expérience
Je vais encore échouer Je me donne une autre chance
Je suis incapable de faire ça Comment puis-je réussir ?
Je vais essayer Je vais réussir
C'est trop difficile C'est formateur
Il n'y a pas de problème C'est parti !
C'est stressant C'est stimulant
C'est pas mal C'est bien
Avoir de la chance Être tenace

La sagesse c'est :
1- ne plus être intéressé par les conversations inutiles
2- dormir plutôt que de sortir
3- pardonner facilement mais ne pas oublier
4- être plus ouvert d'esprit
5- respecter les différences
6- ne plus essayer de plaire
7- accepter d'avoir le cœur brisé
8- ne pas juger facilement
9- préférer rester silencieux plutôt que dans une querelle inutile
10- ne plus faire dépendre son bonheur des autres

C'est donc avoir du recule sur du long terme.

http://www.reussirmavie.net/Avoir-de-la-maturite-c-est-quoi_a721.html

Seishin-kyoiku :
Éducation du mental. Levier éducatif permettant de se réaliser (jitsugen) en apprenant la maîtrise de l'esprit à travers les expressions de combat.

Seishin-tanren :
Forger le mental. Travail interne pour forger et polir l'esprit à travers les entraînements

Autres représentations :
- Passer par la soumission puis par la colère pour enfin trouver un équilibre entre les deux. (flèches du schéma)
- L'évolution de la ténacité (demi-cercles du schéma)

Voir aussi :
- la peur
- le respect
- la confiance
- le courage
- l'estime de soi
- le manque d'assurance