Ishinho : le plaisir

Après 1927, Jigorô Kanô a révisé le triple objectif initial du jd en l'étendant avec un quatrième, à savoir ishinho (la satisfaction mentale) en cultivant la sensibilité esthétique (biteki kansei no kanyo). L'idéal esthétique le plus élevé du kata est le nyushin shimyo (extraordinaire compétence surnaturelle), une qualité comparable à celle du yugen du théâtre No. Les explications actuelles du Kôdôkan sont imparfaites et ne sont soutenues ni par la biomécanique sous-jacente ni par ses fondements historiques. Empêcher une nouvelle dégradation de ce kata parmi les instructeurs et les juges de kata nécessite de le comprendre intellectuellement comme un ikimono (chose vivante) dont l'essentiel va bien au-delà de la simple copie de ses modèles mécaniques.