Modestie

La modestie :
La modestie n'est pas liée au rapport à soi-même mais à la manière dont on se montre aux autres. C'est la retenue inconditionnel dans la manière de parler de soi. Le mot modeste signifie "petit", "faible" ou "pauvre". C'est donc une manière de parler de soi de manière à se sous-estimer volontairement :
- par manipulation (seigyo) positive des autres (respect bienveillant)
- par manipulation (seigyo) par les autres (conformité)
- par manipulation (seigyo) négative des autres (le plus souvent appelé "manipulation")

Par manipulation (seigyo) positive des autres :
La modestie peut être vu comme une forme de respect de la sensibilité des autres manquant de confiance en eux qui peuvent se sentir blessés par une vanité mettant en avant une trop importante réussite remetttant en question leur propre estime de soi et déclenchant par réaction de la haine de soi ou de la haine des autres.

Par manipulation (seigyo) par les autres (conformité) ou par manipulation (seigyo) négative des autres :
Cette manière d'agir est directement liée à la morale judéo-chrétienne qui veut qu'il soit plus facile de rentrer au paradis en étant "petit", "faible" ou "pauvre". C'est une culture du paraître bien et comme les autres. La vanité qui est le contraire de la modestie est souvent confondu à tort avec l'orgueil qui est un sentiment qui ne repose sur aucune légitimité autre que celle d'exister.

La fausse modestie
Nous avons perdu ce réflexe si sain d’exprimer de vive voix notre considération pour ceux que nous admirons ou dont nous reconnaissons le talent. À tel point que, lorsque nous recevons nous-mêmes une parole élogieuse, nous ne savons plus comment nous comporter.

La politesse nous enseigne qu’il est de bon ton d’être modeste et discret, car ce sont des qualités nécessaires à la vie en communauté.

C’est pourquoi, lorsqu’on nous fait l’honneur de remarquer nos talents, un élan de modestie nous pousse souvent à minimiser nos mérites. Et bien même si cette réaction paraît saine et naturelle au premier abord, elle est en fait néfaste.

La fausse modestie est le début de l’orgueil

« Ne te fais pas si petit, tu n’es pas si grand »
Un excès de modestie n’est jamais que de l’orgueil déguisé, car en minimisant vos mérites, vous ne faites que grandir votre talent. Imaginez que vous félicitiez quelqu'un et qu’il vous réponde " Ce n'’était pas grand chose, j’ai juste fait ça comme ça". Une telle retenue devient indécente. C’est comme s'il disait « Imaginez les chefs-d’oeuvre dont je suis capable quand je m’applique. » À force de s’aplatir devant les louanges, on finit par obtenir l’effet inverse en devenant un monstre d’orgueil.

Apprendre à accepter les compliments

Des louanges doivent être considérées comme un cadeau, et refuser un cadeau est en général considéré comme quelque chose d’impoli. Il faut donc apprendre à recevoir les éloges comme il se doit : avec sincérité

Accepter un compliment n’est pas facile. Il est facile de tomber dans l’excès inverse en faisant montre d'orgueil.

Si vous êtes digne de recevoir des compliments, alors ne les refusez pas. N’hésitez pas à les accepter et à remercier leurs auteurs, et surtout, évitez de tomber dans un excès de modestie ou de vous montrer trop orgueilleux. Soyez sincère avec les autres et avec vous même, et surtout soyez vrai.