Confiance

La confiance : de con "ensemble" et fidere "se fier", "croire" Le contraire de la confiance est la peur.
Confiance aux autres :
Sentiment de sécurité morale, physique ou technique vis-à-vis de quelqu’un ou quelque chose se caractérisant par l'intention d'accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d'autrui »

La confiance en soi :
Sentiment de sécurité morale, physique ou technique vis-à-vis de soi-même se caractérisant par l'intention d'accepter sa propre vulnérabilité. La confiance en soi ce n’est pas inné. Un peu plus d’estime de soi, d’expérience et de courage peuvent vous permettre de vous affirmer plus facilement. La confiance en soi permet la ténacité, capacité de rire de soi-même ou de se libérer de l'ethnocentrisme et de ses préjugés.
Elle est l'un des signes de la maturité.

Si certains en ont beaucoup trop, d’autres en manque cruellement.

"On est parfois déçu quoi qu'on fasse, mais ça ne doit pas vous empêcher de faire confiance aux gens
"Tout le monde est déçu un jour, mais tout le monde ne déçoit pas toujours tout le monde"
Buck Rogers

La peur est une émotion ressentie par la croyance d'un danger ou de de la perspective d'un danger ou d'une menace. En d'autres termes, la peur est une conséquence de l'analyse du danger et permet au sujet de le fuir ou de le combattre, également connue sous le terme « réponse combat-fuite ».

La confiance était autrefois synonyme de la foie. Avoir foie en quelqu'un ou quelque chose signifie avoir confiance envers cette personne où cette chose.

Une critique acerbes peut amener une réaction :
- de déprime plus ou moins silencieuse de quelqu'un manquant d'assurance
- de colère d'autodéfense de quelqu'un manquant d'assurance
- de silence de quelqu'un qui a confiance en lui

Prenons comme exemple le fait d'être attaquer sur le fait d'avoir peur du noir (Acheluophobie, kénonauphobie, kénophobie) :
Considérons que :
- un maternelle a peur du noir
- un élémentaire n'a plus peur du noir depuis peu de temps
- un adulte n'a pas peur du noir
On a alors :
- un élémentaire dit à un maternelle qu'il a peur du noir : le maternelle est touché et se met à pleurer
- un adulte dit à un élémentaire qu'il a peur du noir : l'élémentaire est touché et se met en colère
- un élémentaire ou un maternelle dit à un adulte qu'il a peur du noir : l'adulte n'est pas touché et se met à sourire
Si l'adulte ne réagit pas et ne se met pas en colère, ce n'est pas parce qu'il déprime mais parce qu'il n'est pas touché grace à sa maturité.
Ainsi, le maternelle et l'élémentaire ne pourrons pas pratiquer l'autodérision sur le fait d'avoir peur du noir car ils sont encore touché par le sujet.

Trop d'assurance entraîne l'échec : si je suis sûr de gagner je ne fais pas d'effort, je ne fais pas attention.
Trop peu d'assurance entraîne l'échec : si je suis sûr de perdre, je perds.
"Tout est une question de mesure."
Aristote

La parabole du clou :
Si l'on tape sur un clou avec un marteau pour l'enfoncer alors soit :
- le clou ne s'enfonce pas car même si le marteau est assez gros, le clou est déjà totalement enfoncé
- le clou s'enfonce car le marteau est assez gros et que le clou n'est pas totalement enfoncé
- le clou ne s'enfonce pas car le marteau n'est pas assez gros pour le clou

La maturité est lié à notre rapport à l'objet :
Distance 0 : pris par l'objet
Distance 1 : trop prés de l'objet pour le voir en intégralité
Distance 2 : suffisamment distant de l'objet pour le voir en intégralité

Par exemple dans l'enseignement :
Distance 0 : je ne peut pas enseigner car je ne maîtrise pas l'objet de mon enseignement
Distance 1 : je ne peut pas enseigner car je n'ai pas suffisament de recule sur mon propre apprentissage (seicho) de l'objet enseigné
Distance 2 : je peux enseigner car je suis suffisament distant de l'objet pour avoir du recule sur mon propre apprentissage (seicho) de l'objet enseigné

L'effet Dunning-Kruger :
L’effet Dunning-Kruger, aussi appelé effet de surconfiance est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence :
- la personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence ;
- la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent véritablement ;
- la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d’incompétence ;
- si une formation de ces personnes mène à une amélioration significative de leur compétence, elles pourront alors reconnaître et accepter leurs lacunes antérieures.

"L’ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance"
Charles Darwin

"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"
Aristote

"L'intelligence, c'est la chose la mieux répartie chez les hommes n'est-ce pas, parce que, quoi qu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez vu que c'est avec ça qu'il juge"
Coluche (imspiré du Discours de la méthode de Descartes)

Dunning et Kruger attribuent ce biais à une difficulté métacognitive des personnes non qualifiées qui les empêche de reconnaître exactement leur incompétence et d’évaluer leurs réelles capacités.
Cette étude suggère aussi les effets corollaires : les personnes les plus qualifiées auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence et penseraient à tort que des tâches faciles pour elles le sont aussi pour les autres.

Les études sur l'effet Dunning-Kruger ont surtout été réalisées sur des Occidentaux. Une étude sur des sujets est-asiatiques suggère que dans ce cas un effet inverse (sous-estimation de sa propre valeur et motivation pour s'améliorer) pourrait être à l’œuvre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Dunning-Kruger

Apprentissage de l'objet
Apprentissage de mon propre apprentissage
Enseignement

Voir aussi :
- la peur
- le respect
- le courage
- l'estime de soi
- le manque d'assurance
- la maturité