Le prestige de grade

Le prestige est l'attrait pour la qualité de quelque chose, qui frappe l'imagination, impose l'admiration par son éclat, sa valeur et qui impose le respect ou l'admiration comme la possession d'un objet rare.

Le port de la ceinture rouge et blanche et de la ceinture rouge n’est pas obligatoire mais un privilège. Tous les pratiquants ne peuvent devenir 10e dan mais tous doivent être fiers du grade obtenu. La valeur d’un grade dépend beaucoup de la valeur de celui qui le porte. Le grade quel qu’il soit revêt une très grande importance pour tous les pratiquants étant une source de fierté du travail réalisé.

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Il existe plusieurs prestige de grade en fonction de son âge et de sa représentation de l'échelle de grade :
Prestige d'enfant :
- la ceinture blanche-jaune : le grade minimum pour les poussins pour participer aux compétitions officielles
- la ceinture jaune-orange : le grade minimum pour les benjamins pour participer aux compétitions officielles
- la ceinture orange : le grade minimum pour les minimes pour participer aux compétitions officielles

Dans ces grades, le jùdôka regarde plus vers le bas que vers le haut.

Prestige adolescent :
Ce sont les grades intermédiaires de l'adolescence.
- la ceinture vert : le grade minimum pour les cadet et + pour participer aux compétitions officielles
- les grades du perfectionnement individualisé des bases techniques des années précédentes :
       - la ceinture bleue
       - la ceinture marron

C'est à ce moment là que la ceinture noire devient un objectif réellement envisagé.

Dans ces grades le jùdôka regarde plus vers le haut que vers le bas.

Prestige de la ceinture noire :
- la ceinture noir 1er dan : c'est le grade qui connait le plus de prestige auprès du grand public ainsi que chez tous les jùdôkas qui ne la possède pas.

1er dan (shodan, le niveau débutant) : Après l'apprentissage de la grammaire du jd, c'est le moment de mettre de la technique sur le naturel. On salit l'instinct premier. C'est le symbole d'une valeur technique, mais aussi la perte de l'instinct que l'on retrouvera plus tard.

2e et 3e dan (deshi, le disciple) :
Le 2e dan induit la dualité, c'est l'apprentissage du double doute. C'est le combat pour la maîtise du corps.
Le 3e dan est un grade important. Il symbolise l'union des trois principes, le corps, la technique et l'esprit qui domine. C'est ce que les japonais expriment par l'expression "Shin-Ghi-Tai" ; L'esprit, la technique et le corps ensemble.

- les ceintures noires 4e et 5e dan : grade élevé de ceinture noire, Renshi

4e et 5e dan (renshi, personne forgée)
Le 4e dan symbolise la maîtrise de la matière. C'est le niveau où la pratique doit acquérir le contrôle de ses émotions viscérales. La peur frappe au ventre et empoisonne l'esprit. La peur paralyse la réaction. À ce stade, les émotions ne doivent plus troubler l'esprit qui commande le geste.
Le 5e dan est le niveau où il y a la maîtrise parfaite de l'art. C'est le temps de l'ouverture, des échanges pour confronter et comparer. C'est à ce niveau que Jigoro Kano incitait ses élèves à aller voir d'autres écoles et d'autres disciplines.

Dans ces grades, le jùdôka regarde plus vers le bas que vers le haut.

Prestige des haut gradés :
- la ceinture blanche et rouge 6e dan : le plus haut grade technique, Kyoshi
- la ceinture blanche et rouge 7e dan : le rayonnement régional, Kyoshi

6e et 7e dan : hanshi, la maîtrise intérieure)
Le 6e dan est une étape essentielle car c'est la fin du parcours volontaire. Tout ce qui pouvait être fait sur le travail technique est terminé. On entre dans le véritable travail de l'esprit.
Le 7e dan est le passage à autre chose. Le travail de la maîtrise est accompli. Le mental plus lent à arriver à maturité continue, lui, de grandir. C'est le moment où le pratiquant ne se retourne pas sur son passé glorieux mais au contraire, contemple le chemin qu'il a encore devant lui.

- la ceinture blanche et rouge 8e et 9e dan : le rayonnement national, Hanshi

8e et 9e dan : hanshi, maîtrise intérieur et extérieur unifiées)
Le 8e dan est une lisière qui sépare deux mondes, celui du visible et de l'invisible, qui, pour les japonais, sont intimement liés. À ce grade, le pratiquant (qui peut avoir l'appellation de maître) se tient sur la ligne entrelacée de ces deux mondes.
Le 9e dan est le moment où le cercle du visible commence à s'estomper. L'esprit du pratiquant est orienté vers celui de l'invisible et laisse derrière lui les limites du matériel.

- la ceinture blanche et rouge 10e dan : le rayonnement international, Hanshi

10e dan : meijin, le trésor vivant)
Le 10 dan c'est le moment ou seul l'esprit reste. C'est un cercle ou un point parfait, un peu comme celui que les samourais dessinaint avant la bataille pour indiquer qu'ils étaient dégagés de leur vie et de ces contingences. C'est le dépouillement, le détachement complet, qui n'est plus troublé par rien. Cela représente le retour aux origines, à la pureté, à la modestie du blanc, le symbole de la renaissance, du renouveau. La boucle est bonclée, le voyage est terminé.

Dans ces grades le jùdôka regarde plus vers le haut que vers le bas.

Indiquer son grade aux autres jùdôkas n'est ni une fierté ni une honte mais un choix de monter en grade ni plus ni moins respectable que les autres grades.

Par contre, indiquer son grade (quelque qu'il soit) aux personnes ne pratiquant pas le jd est une source de gêne pour le jùdôka car ils croient (à tort ou à raison) que certaines personnes pensent qu'indiquer son grade est une forme de vantardise. La ceinture de référence des non-initiers est la ceinture noire car elle est souvent perçue comme le stade ultime de la progression. Quand un non pratiquant demande à un jùdôka son grade, il lui demande souvent s'il est ceinture noire. Les non ceinture noire réponde "non" ou la couleur liée à leur grade. Les ceintures noires répondent "oui" ou le niveau de son grade ; alors quoi répondre ? cela dépend de chacun.