Traditionnellement, on reproduit dans un Dojo les uses et coutumes des dojos japonais elle même tirées de uses et coutumes japonaises. Le judo se pratique pieds nus et en judogi (et pas en kimono) car à l'intérieur des maisons au Japon (pays d'origine du judo) on retire ses chaussures. De plus, même si le judogi n'est pas un kimono, celui-ci s'en rapproche et en est en fait une version renforcé. Le tatami est le revêtement traditionnel du sol des washitsu dans les habitations japonaises. Le tatami occidental recouvrant intégralement le sol du dojo ajoutant de la souplesse par rapport au sol traditionnel n'en ai que la version adapté pour amortir la chute.

 
Japon traditionnel
Dojo japonais au début du judo
Dojo occidentaux
Vêtement
Kimono dans la vie de tous les jours
Kimono renforcé propre au judo
Judogi
Chaussures
Pieds nus dans toutes les habitations Pieds nus dans tous les dojos Pieds nus dans tous les dojos
Sol
Tatamis "dures" dans toutes les habitations Tatamis "dures" dans toutes les dojos Tatamis "souples" dans toutes les dojos

Vocabulaire :
Les pratiquants de jùdô (les jùdôka) portent une tenue en coton renforcée souvent appelée à tort kimono de jùdô. Kimono étant le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Il est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, l'un des deux jùdôkas peut en revêtir un bleu pour les compétitions à partir du niveau national (pour les niveaux inférieurs, la distinction se fait à l'aide de ceinture de jùdô rouge ou blanche).

Le kimono du jùdô s'appelle le jùdôgi aussi parfois appelé simplement gi. Il se compose de la veste (uwagi), du pantalon (zubon) et de la ceinture (obi). le jùdôgi était blanc à l’origine pour des questions d’hygiène, de coût et de facilité de lavage. C’est seulement ensuite qu’il est devenu symbole de pureté. La jupe de l'Uwagi s'appelle suso, les revers eri et les manches sode. Le jùdô en tant que pratique martial se pratique pieds nus pour plusieurs raisons :
- respecter la tradition japonaise :
        - dans la pratique d'arts martiaux
        - dans la pratique de la vie quotidienne (se déchausser à l'entrée des maisons)
- ne pas se salir
- ne pas glisser
- ne pas abîmer le tatami
- ne pas se blesser

Le vocabulaire employé en jùdô est tiré du japonais. Comme l'académie française prône la prononciation à la française, la prononciation à la française de ce vocabulaire a changé quelques phonèmes trop rare ou inexistant en français mais en a conservé d'autres.
Jùdôgi se prononce donc djioudogui en japonais et jùdôgui en français et pas jùdôji !

Le marchand de jùdôgi :

Il convient de choisir son jùdôgi avec soin.
Deux éléments sont à prendre en considération : la résistance et le confort.

La résistance
Pour assurer la résistance il faut tenir compte de:
- la densité de la toile (gr/m²)
- la qualité des surpiqures
- les renforts au niveau des épaules et de la poitrine

Le confort
Pour un meilleur confort choisissez de préférence:
- des matières souples facilitant le mouvement
- une bonne qualité de renforcements des coutures
- un pantalon avec élastique à la taille ou avec un cordon de serrage

Les Mizuno sont les meilleurs mais reste les plus chères malgré une baisse des prix.
Les adidas et le matsuru sont bien en haut de gamme mais en bas de gamme :
En bas de gamme :
- adidas n'est pas solide
- matsuru rétrécissent beaucoup
Les Tagoya ont une coupe peu confortable mais difficile à saisir en garde
Les Noris sont très légés
Les Gill Sports sont très solides
Le Domyos de Décathlon est le meilleur rapport qualité prix

Qualité du jùdôgi :
La toile du jùdôgi :
Au jùdô le jùdôgi est en coton, avec des densités élevées.
Les jùdôgis sont déclinés en plusieurs qualités exprimées en indices généralement 500 ou 700. L'indice désigne le poids en gramme au mètre carré. Plus une veste est lourde plus elle est solide, à cela vient s'ajouter la conception et la qualité de fabrication.

Plus le poids est élevé, plus le jùdôgi est cher.
Un jùdôgi de bas de gamme 500 coûte entre 30 et 45 euros et un 700 entre 45 et 55 euros.
- Un poids léger est réservé à un jùdôgi de débutant (débutant/enfant 600 g)
- Un poids moyen ou tissu souple offre un bon compromis entre la résistance, le confort et l’absorption de la sueur. Idéal pour l’entraînement.
- Un poids lourd ou toile claquante est réservé à la compétition. Un très bon maintien du jùdôgi, une toile qui claque à chaque mouvement, une absorption de la sueur idéale, ce type de kimono est très apprécié des professionnels (compétiteur 950 g)

Les ceintures existent en deux qualités : épaisse et piquée classée par tour de taille, ou en ruban. Pour débuter la modèle en ruban est préférable, surtout que la ceinture blanche n'est pas gardée longtemps (en principe !). Une ceinture de jùdô n'est pas parcourue par un liseré rouge (réservé au karaté). Les prix sont respectivement de 5 euros pour une ceinture de haute qualité et de 2 euros pour une ceinture standard.

La taille du jùdôgi :
Il vous faut toujours choisir une taille légèrement supérieure car il faut prévoir un rétrécissement de 3 à 5 centimètres après plusieurs lavages.

Votre taille 110 cm 120 cm 130 cm 140 cm 150 cm 160 cm 170 cm 180 cm 190 cm 200 cm
Taille du jùdôgi 120 cm 130 cm 140 cm 150 cm 160 cm 170 cm 180 cm 190 cm 200 cm 210 cm

Les ceintures doivent mesurer à peu près 3 fois le tour de taille.

Il n'existe pas de keikogi (vêtement d'entraînement) à proprement parlé en jùdô. Il serait pédagogiquement parlant très interressant de fabriquer des jùdôgis avec des marques sur le haut des revers et au niveau des coudes afin de mettre l'accent sur l'aspect particulièrement important du contrôle de ces parties du corps.

- Vous aimez porter votre jùdôgi près du corps ? Choisissez la taille la plus proche de votre hauteur. Si vous aimez le porter ample, choisissez une taille supérieure à votre hauteur. Exemple : 1m72, prenez un 180 cm (ample). 1m85, prenez un 190 cm (normal).

La différence entre un bon jùdôgi et un très bon jùdôgi est la qualité dans les détails. Le jùdôgi est unisexe, en toile coton blanc et se compose de deux pièces :
la veste étant beaucoup plus épaisse que le pantalon, ce dernier présentant une bonne aisance pour les grands écarts, et obligatoirement des renforts de tissu aux genoux.

Porter le jùdôgi :
- La veste couvre les hanches et arrive aux mains lorsque les bras sont tendus le long du corps
- Le pantalon arrive à la cheville
- La ceinture de 4 à 5 cm de large en fort tissu, est nouée par dessus la veste. Les pans de la ceinture sont de 20 à 30 cm

Pour les professeurs enseignant dans plusieurs clubs, ayez un uwagi (veste) portant le logo (kisho) de votre club pour y enseigner et un deuxième uwagi neutre pour enseigner dans les autres clubs.

Conseils d'entretien :
Pour éviter de froisser sa tenue, il faut un sac de bonne dimensions, et plier son Jùdôgi avec soin. Voici une méthode en images qui vous permettra de règler le problème.

Les japonais disent que l'on reconnaît la valeur d'un judoka à la façon dont il plie son Judogi et au noeud de sa ceinture.
Pour cela, je vous présente 4 méthodes de pliage différentes dans une vidéo.
La 1re méthode est celle de la commission du Kodokan tirée de la revue "Judo" du Kodokan des années 50 (1955 pour être exact).
La 2e méthode est celle tirée du livre écrit par Jigoro Kano et aidé de ses élèves : "Judo Kodokan".
Les 3e et 4e méthodes sont des pliages dont on ne connais pas la source exacte.

Vidéo

http://judosaintgermaindupuch33750.e-monsite.com/pages/culture-judo/le-pourquoi-du-comment/a-venir.html

Le jùdôgi doit être étendu pour sécher dés le retour à votre domicile. Laver le jùdôgi à 30° (ou référez-vous à l'étiquette) sans utiliser de javel ou de détergent. N'utiliser pas de sèche linge. Pour que le jùdôgi ne perde pas sa blancheur utilisez un blanchisseur comme celui-ci. Je vous conseille également de ne pas utiliser d'assouplissant afin d'handicaper vos adversaires par rapport à la saisie du kumikata. Le jùdôgi doit toujours être propre et repassé, un pratiquant avec une tenue sale et froissée donne une très mauvaise image de plus il est en contradiction avec le code moral du Jùdô et des arts martiaux en général.

Les ceintures de couleur déteignent énormément, le lavage est donc à proscrire.

Le lavage :
Vous venez d’acheter votre judogi, commencez par le laisser tremper quelques heures dans l’eau froide. Effectuez ensuite le premier lavage à froid.Un judogi est un vêtement en coton. Il est recommandé de le laver en machine à 30 ou 40° maximum. Ne faites jamais bouillir votre judogi, au risque de provoquer un vieillissement prématuré du coton et d’altérer les couleurs.

Le séchage :
Laissez sécher votre judogi naturellement. Attention, l’utilisation du sèche-linge peut entraîner un rétrécissement très important de votre judogi et un feutrage du coton.

Détachage :
Pour enlever les traces de sueur sur votre judogi, vous pouvez appliquer du savon noir avant de le mettre en machine à 40°. Cliquer ici pour les trace de sang.

Mettre son jùdôgi :

Mettre son uwagi (veste) à 4 ans

Le pantalon se fixe à la taille en effectuant un nœud après avoir glissé les deux bouts du cordon dans le passant situé à l'avant.
On trouve le milieu de la ceinture en la pliant en deux puis on place le pan (côté) gauche du jùdôgi sur le pan droit.
Le noeud de ceinture (obi-musubio) :
On place le milieu de la ceinture au niveau de la taille.
On croise la ceinture en la passant dans le dos.
Ramenez les deux bouts de la ceinture vers l'avant.
La suite consiste en fait à effectuer deux noeuds croisés :
Effectuez un nœud croisé en faisant passer un des bouts de la ceinture derrière le tour déjà effectuer sur le ventre.
Resserrez le premier nœud en tirant sur les deux bout de la ceinture.



Effectuez un second nœud croisé.


On peut compléter ce noeud par la mise entre les deux couches de la ceinture des deux bouts de la ceinture.

Vidéo

Le croisement du judogi :
Alors que les chemises pour hommes ont les boutons du côté droit, c’est l’inverse pour les chemisiers des femmes. Cette différence se serait établie au cours du XVIIe siècle. Celle-ci serait liée au fait que, par le passé, les femmes d’un certain statut, qui portaient des vêtements à boutons, se faisaient le plus souvent aider de servantes pour se vêtir. Il était donc plus facile pour ces employées de maison, majoritairement droitières comme le reste de la population, d’avoir les boutons positionnés à leur droite lorsqu’elles se trouvaient face à leur maîtresse. En revanche, les boutons sont situés de l’autre côté pour les hommes car ces derniers s’habillaient le plus souvent seuls. En effet, les valets de chambre n’intervenaient que pour préparer les vêtements et les ornements finaux.
Voilà pourquoi le prêt-à-porter s'est développé dans ce sens et que depuis la plupart des femmes croise le côté droit par dessus le côté gauche et inversement pour les hommes. L'utilisation des boutons s'est beaucoup moins répandu au Japon, raison pour laquelle il n'existe pas cette différence.

Les sous-vêtements pour homme :
- Le caleçon ne colle pas à la peau et se frotte à chaque mouvement et donne une sensation souvent peu agréable et moins mobile selon mes mouvements. Cette sensation désagréable, surtout en hiver. Ce n'est pas une tenue à conseiller aux sportifs.
- Le boxer couvre à peu prêt la même superficie qu’un caleçon, et que cela ne frotte pas, ne frotte pas au corps et ne provoque pas de démangeaisons ou d’irritations.
Le boxer est donc préférable au caleçon.
Voici à titre indicatif les statistiques sur le sujet dans la population :
Un boxer (54%)
Un slip (21%)
Un caleçon (17%)
Rien (4%)
Un string (4%)

La ceinture :

Ceinture en rouleau couleur unique
Ceinture en rouleau couleur bicolor
Ceinture en rouleau déroulée
Ceinture piquée

Voici une autre manière moins classique de nouer sa ceinture. Cette façon offre l'avantage de ne pas croiser la ceinture dans le dos :
Après avoir fait deux tours de la taille en prenant soin de faire dépasser le bout de départ vers le bas, faites passer l'autre bout de la ceinture derrière les deux épaisseurs en remontant. Effectuer ensuite un simple nœuds croisé.

Voici la façon de rajouter un nœud pour le rendre encore plus efficace.

Voici en détaille la dernière partie :

Source : "http://essm.kodokan.free.fr/NEWS/CONSEILS/noeud.htm"

Choisir sa ceinture :
Faire 2 fois le tour de votre taille + 95 cm.Selon les normes, il faut laisser 20 et 30 cm à partir du noeud de la ceinture.

Correspondance des tailles
Japan
2
2,5
3
3,5
4
4,5
5
5,5
6
7
8
Cm
235
245
255
265
275
285
295
305
315
335
355

Problèmes liés au jùdôgi :

La ceinture :
Problème :    Si votre ceinture est issue d'un rouleau il se peut qu'elle s'éfile aux extrémités.
Solution :      Brûler les bouts de la ceinture afin de les caraméliser.
Problème :    Votre ceinture se défait sans arrêt
Solution :      Après avoir fait le noeud habituel, placer les extrémités gauche et droite de la ceinture entre le premier et le deuxième tour de taille respectivement à gauche et à droite. Il est théoriquement impossible que le noeud se défasse de lui même.

Le pantalon :
Problème :    Il se peut que votre pantalon soit trop long.
Solution :      Monter le pantalon aussi haut qu'il faudra pour ajuster la longueur du pantalon puis rouler le haut du pantalon jusqu'à la taille.
Problème :    Il se peut que le cordon de votre pantalon se désenroule.
Solution :      Enrouler le cordon dans le pantalon à l'aide d'un épingle à nourrice de façon à obtenir une boucle autour de la taille comme le début de la mise en place de la ceinture.
Problème :    Il se peut que votre jùdôgi se déchire.
Solution :      Utiliser les carrés de tissu souvent vendus avec le jùdôgi.

Bien mettre son judogi est très important dans un combat notamment au niveau du pentalon. Un pentalon qui tombe est un désaventage certains.

KIMONO OU JUDOGI ?

Si le grand public utilise le terme de kimono - qui désigne en fait l’ensemble des vêtements traditionnels japonais - le véritable nom de la tenue du judoka est le judogi. Même si les différences semblent infimes, un kimono de judo ne peut ainsi pas être confondu avec un kimono de karaté ou de ju-jitsu brésilien par exemple. Le règlement international du judo stipule que les adversaires doivent porter un kimono laissant 5 cm entre la main et la manche bras tendus. Le pantalon doit tomber au niveau de la cheville. Une ceinture mesure 4 à 5 cm de large. Les ceintures de couleur sont coupées en rouleau. Même si le blanc est la couleur de référence du kimono, le bleu est autorisé en compétition pour distinguer les judokas.

Certes, la coupe & la solidité du vêtement en font l’outil idéal pour affronter un adversaire sur un tatami. Mais l’origine de la tenue du judoka, & qui se nomme kimono ou judogi, n’est rien d’autre que la transcription adaptée à la pratique du judo de la tenue de tous les jours à l’époque du japon médiéval.

La veste devra être suffisamment longue pour couvrir les hanches & ample pour arriver aux mains lorsque les bras (ude) sont tendus le long du corps. Il est toutefois toléré que la longueur des manches (sode) arrive au minimum à 5 centimètres au dessus de l’articulation du poignet (tekubi). La veste sera large pour permettre de la croiser au niveau de la poitrine (mune) sur haut moins 20 centimètres. Pour les judokas masculins, aucun vêtement ne doit être porté sous la veste de kimono, ceci en compétition mais aussi à l’entraînement. En ce qui concerne les judokas féminines, un t-shirt de couleur blanche sans marquage doit être porté en compétition comme à l’entraînement.
Le pantalon du judogi doit être suffisamment long pour couvrir les jambes (ashi), & doit arriver entre le maximum de l’articulation de la cheville (ashikubikurubushi) & un minimum de 5 centimètres au dessus de celle-ci.
La ceinture (obi) de 4 à 5 centimètre de large doit être assez longue pour faire 2 fois le tour de la taille, & doit être nouée par un nœud plat, par dessus la veste dujudogi. Les pans de la ceinture doivent être d’une longueur théorique de 20 à 30 centimètres. Il est formellement interdit de porter en compétition une ceinture qui ne correspond pas au grade atteint par le ou la judoka, il peut toutefois être fait une exception à l’entraînement si le ou bien la pratiquante a oublié sa ceinture. Par respect & humilité, il ne sera pas porté une ceinture de substitution supérieure au grade atteint par le ou la judoka.

LES MATIÈRES

- 100 % coton : Cette matière naturelle et traditionnelle résiste aux lavages et à l’usure. Les randoris intenses (combats souples, plus libres) sont facilités par un judogi 100 % coton. Problème : il rétrécit au lavage. Il faut donc prévoir un judogi un peu plus grand que vos mensurations – mais pas trop non plus - lors de l’achat.
- polycoton : Le judogi ne rétrécit pas au lavage. Cette matière résiste à la déformation et à la traction lors des combats en apportant un meilleur confort.

LE POIDS

Le poids d’un kimono de judo dépend de l’âge du judoka, de sa ceinture et de son niveau de compétition. Il augmente avec les années d’une pratique qui s’intensifie. Augmenter le grammage du coton de judogi (le maximum se situe autour de 990g/m²) est une nécessité pour le rendre plus résistant aux tractions lors des combats de judokas expérimentés. Le poids d’un kimono est calculé par la densité de coton au m². En gros, pour un judogi adulte, il faut compter 1,5 à 2kg pour la veste et autour de 800g pour le pantalon.

Pour se rendre compte de la qualité du judogi, les adeptes du judo considèrent des indices qui s'expriment entre 500 et 700 grammes par mètre carré. Et selon la densité, la tenue peut être légère ou plutôt bien lourde.

Pour les compétitions, le choix est généralement porté vers les judogis plus lourds qui assurent une bonne solidité et présentent une parfaite capacité à absorber la sueur. Cependant, les jeunes débutants au stade de l'éveil peuvent se contenter des tenues plus légères.

L'ENTRETIEN

Un bon entretien permet de faire durer son kimono jusqu’à deux ans pour un enfant et “quatre ans en moyenne pour un adulte s’entraînant deux fois par semaine “selon Hélène Dandres.

Il faut savoir que le judogi rétrécit de 3 à 5 cm lors des trois premiers lavages, qu’il faut effectuer à froid. Après cela, le kimono ne peut pas se laver à plus de 40°C. Mettre du détachant sur le col de la tenue dès le premier lavage permet aussi d’éviter qu’il jaunisse à cause d’une transpiration trop acide. Attention aussi à ne pas utiliser le lave-linge pour sécher son kimono sous peine de l’abîmer.

Le pliage est important pour espérer conserver son kimono en meilleur état. Plusieurs techniques existent et permettent d’éviter de le froisser et de le conserver avec de l’humidité.

LES PRIX

La gamme de prix varie en fonction du grammage, de la qualité du kimono et de l’âge du judoka. Pour un enfant qui débute, comptez entre 15 et 20 euros.

Un kimono d’adulte coûte entre 40 et 60 euros selon le grammage tandis que le haut de gamme peut aller jusqu’à plus de 300 euros si l’on veut un coton filé au Japon.

COMPOSITION DE LA TENUE DE JUDO

La tenue de judo présente deux parties : la veste, également appelée « uwagi », et le pantalon ou « zubon ». Le kimono ainsi constitué par ces deux pièces est unisexe et était à l'origine uniquement de couleur blanche. Les écrits relatifs au judo informent en effet que cette couleur a été choisie afin de symboliser l'hygiène et la pureté occupant une grande place dans cette discipline sportive. Mais pour les besoins de compétition, la tenue de judo peut être bleue.

Lors d'un combat, les arbitres arrivent à distinguer les deux concurrents en se fiant simplement à leur judogi. Ainsi, l'un sera vêtu d'une tenue blanche pendant que l'autre sera en bleu. La distinction de deux combattants peut également être faite par l'observation des ceintures qui ont un sens important au judo.

Des zooris (sortes de sandales) sont utilisées pour se rendre sur le tatami

LES MARQUAGES

Les seuls marquages acceptés sur les kimonos sont l’abréviation nationale olympique pour les compétiteurs de niveau international (sur le dossard de la veste) ; l’emblème national (pour les compétiteurs de haut niveau national), ou l’emblème du club sur le côté avant gauche supérieur de la veste & d’une taille maximale de 100 centimètres carrés ; la marque de commerce du fabriquant était il y a peu encore sur les seules parties à l’avant & au bas de la veste, mais l'on voit apparaître de plus en plus la marque du fabriquant sur les épaules des vestes des kimonos ; le nom du ou de la judoka qui peut être inscrit en français ou en japonais sur la ceinture.
Il est à noté que certains fabriquant proposent des ceintures avec diverse inscriptions japonaises signifiant « judo », « judo kodokan », etc…, ces ceintures sont acceptées.
En ce qui concerne les marquages des partenaires publicitaires sur les kimonos, seuls sont concernés les athlètes de niveau national.

http://judo-makoto.fr/index.php/menu-3-0/menu-3-6

Kimono ou Judogi ?

Le « Kimono » est un des symboles, avec la ceinture noire, de la représentation des arts martiaux. Cependant, il existe une grande confusion quant au terme que l’on doit employer pour la tenue de Judo en France. En effet, la confusion n’existe nul part ailleurs !!!
Nous allons essayer de tout remettre au clair au sujet de la tenue du Judoka et des pratiquant des arts martiaux en général.

Un peu d’étymologie pour commencer...
Le « kimono » porté dans les arts martiaux est appelé Keiko-gi, ce qui peut se traduire par « tenue pour la pratique », c’est un terme générique utilisé notamment au Karaté. Il est composé de keiko (« réfléchir aux choses primordiales pour en comprendre la raison et le bon sens par la comparaison et l’expérience. Concrètement : pratiquer » Yves Cadot) et de gi (vêtement).
Selon l’art martial le keiko-gi revêt un nom spécifique : karategi pour le karate, kendogi pour le kendo et donc pour le judo : judogi. Il est donc incorrect au judo de parler de «kimono».
Au Judo, on porte un judogi !

Kimono, qui vient de kiru, à mettre sur, et mono, chose, littéralement « chose que l'on porte sur soi » à désigné pendant longtemps au Japon toutes sortes de vêtements mais fait référence maintenant au robe de soie porté dans les cérémonies nippones.
De nos jours les japonais portent des kimono plus léger et plus simple à mettre appelé Yukata littéralement vêtement de bain.

Après avoir posé les bases, voyons maintenant quelles sont les différences entre un kimono et un keiko-gi.

Kimono

Porter un kimono est très complexe. C’est d’ailleurs un art que l’on appelle Kitsuke : l’art du kimono.
Il est notamment utilisé pour la cérémonie du thé appelé entre autres, chanoyu ou sado.
En effet, pour enfiler un kimono complet, on compte de nombreuses étapes liées notamment aux attaches en tout (Cliquez pour agrandir) genre. C’est un acte très fastidieux en particulier lorsqu’il s’agit de kimono de cérémonie. Il y a d’abord le sous-kimono, ou nagajuban qui se compose d’un tissu très léger en coton (traditionnellement en lin) avec un col rigide maintenu par une ceinture. Puis, le kimono lui-même serré par un Obi plus large, traduit par ceinture.
Les samouraïs portaient aussi le Hakama qui est un vêtement couvrant le bas du corps, porté par dessus le kimono. On le retrouve encore à l’aïkido mais aussi au kendo ou au iaïdo. Il peut prendre la forme d’un pantalon (porté par les samouraïs) ou d’une jupe (porté par les moines).

Le judogi est composé de trois parties fabriquées avec différents tissus : Un Uwagi qui est une veste lourde en tissu sashiko (grain de riz), un zubon, pantalon plus léger en toile et d’un obi, une ceinture en coton.
La veste du judogi est composé d’une jupe (suso), de manche (sode) et de revers rigide (eri) que l’on croise comme un kimono à savoir coté gauche sur côté droit (le croisé droit sur gauche est réservé aux défunts).
La veste du judogi est donc plus lourde et plus résistante que le kimono traditionnel.

Qui l’a inventé, quand et pourquoi?

L’invention et donc l’utilisation du judogi (keiko-gi) n’est pas si vieille dans l’histoire des arts martiaux. En effet, elle date du XIXe siècle et a été créée par Jigoro Kano! Kano s’est servi du kimono comme base à la création du judogi. On peut le voir grâce à la façon de le porter et de ses caractéristiques quasi similaires au kimono mais simplifiés. Il était de couleur écru avec des manches et des jambières relativement courtes, la veste étant maintenue par une ceinture en coton. La couleur du judogi, écru, représente les valeurs de pureté, de simplicité et d’humilité dans l’apprentissage. Cela permettait aussi de ne donner aucune indication quant à la classe sociale et de commencer l’apprentissage du judo de manière égalitaire.
Il ne prendra sa forme moderne et définitive qu’en 1906. On rallongera les manches et le pantalon puis plus tard on le blanchira et renforcera davantage ses coutures.
L’utilité du judogi est intrinsèquement lié à la pratique du Judo. Dans sa méthode, Kano a imposé la saisie, il fallait donc un vêtement adapté à cette pratique.

Dans les écoles de Jujutsu, on pratiquait en kimono traditionnel avec l’hakama ou simplement le kimono.

A ses débuts, le judo n’échappe pas à la règle. Les élèves pratiquent le judo en kimono traditionnel avec un obi large. Ainsi, on peut voir Jigoro Kano pratiquant le Koshiki-no-kata en kimono et non en judogi (voir vidéo ci dessous). Il est vrai que ce kata vient de la Kito ryu, ancienne école de jujitsu, où l’on apprenait principalement le combat en armure. Mais les kimono étaient fragiles et donc non adaptés.

A l’instar du système de grade (Kyu-da-ho) inventé par Jigoro Kano, le judogi va être repris par la plupart des arts martiaux même encore aujourd’hui. Il est devenu emblématique dans le milieu des arts martiaux et en dehors.
Il fait partie de l’étiquette et a le même impact que pourrait avoir un uniforme.
Ce vêtement que l’on met et enlève avant et après chaque entraînement est la première chose que l’on remarque lorsque l’on regarde du Judo. Il est la première chose que l’on acquiert quant on décide de commencer le judo.
Ce vêtement devient, au fil des années, quelque chose que l’on met sans y porter attention, un automatisme. Pourtant, inconsciemment, il nous prépare à pratiquer et nous donne un sentiment d’appartenance, l’impression de ressembler aux autres, d’être le membre d’une famille, la famille du Judo.

http://judosaintgermaindupuch33750.e-monsite.com/pages/culture-judo/culture-judo/kimono-ou-judogi.html