COACH

Un coach officiel, à l'exclusion de tout autre, sera autorisé par combattant ou par équipe de combattants sur le bord du tapis à tous les niveaux de compétitions qui aboutissent à une phase nationale (à partir des cadets et cadettes). Dans tous les cas le coach est INTERDIT dans les catégories d'âges inférieures. Cependant, les organismes territoriaux délégataires qui le souhaitent peuvent autoriser un accompagnement pour les animations destinées aux benjamins et aux minimes dans les conditions suivantes :
- chacun des accompagnateurs (1 par participant) a la possibilité de demander un temps mort de 15 secondes, à l’issue d’un maté, en levant un drapeau rouge ou blanc correspondant à la couleur de la ceinture de son élève.
- l’arbitre accorde le temps mort qui est comptabilisé et indique aux combattants qu’ils peuvent rejoindre leur accompagnateur, une fois leur tenue rajustée.
- seules des indications verbales peuvent être échangées, aucun contact physique n’est autorisé.
- à l’issue du signal marquant la fin des 15 secondes, les combattants devront regagner immédiatement leur emplacement de combat.
- les accompagnateurs devront rester assis sur leur chaise durant la totalité des combats. En dehors des temps mort, il leur est interdit d’échanger paroles ou gestes avec leur élève et les arbitres.
- le responsable de la manifestation a la possibilité d’écarter, pour un combat ou pour la durée de l’animation,les accompagnateurs dont le comportement déroge à cette règlementation.Un coach ne peut pas être remplacé pendant un combat.

Rôle et attitude du coach :
Le coach devra être vêtu soit d'un survêtement complet, soit en tenue civile correcte (jamais en jùdôgi). De plus, le coach doit avoir un comportement irréprochable, sachant que son rôle est uniquement de conseiller son athlète dont il est le coach officiel. Des sanctions sont prévues en cas de débordements. Il doit intervenir uniquement auprès de son combattant (pas sur l'arbitrage ni pour l'autre combattant). Il ne devra en aucun cas déranger le combat ou déroger au règlement. Dans le cas où le coach ne respecterait pas les règlements ci-dessus, le responsable de l'organisation de la manifestation (sur son initiative ou à la demande des arbitres) peut l'exclure du combat en cours (sans pouvoir être remplacé) ou de la compétition. Il ne peut être remplacé par un autre coach pendant le combat ou avant la fin de la rencontre en cours pour les compétitions par équipes. Une équipe ne peut être “ coachée ” par un combattant de la rencontre en cours. En cas de faute grave un dossier sera transmis au tribunal fédéral.

Il apparaît que la pertinence des apports technique et tactique est liée à la fois à la connaissance du jùdôka de référence et à celle de l’adversaire. Connaissance du jùdôka de référence Il faut en effet avoir une bonne connaissance du jùdôka que l’on souhaite épauler sur le plan technique ou tactique pendant les combats. Si le coach dispose d’un recul qui lui permet d’analyser plus rationnellement ce qui pourrait être produit pour imposer le jùdô de son combattant ou pour éviter qu’il ne tombe dans les pièges tendus par son adversaire, il doit adapter ses conseils au profil singulier du jùdôka. L’erreur consiste à suggérer des pistes tactiques alors qu’elles ne peuvent pas être réalisées par le jùdôka qui ne dispose pas de l’arsenal adapté à cette orientation. L’inverse peut également apparaître lorsque le coach n’a pas clairement identifié les enchaînements de prédilection du jùdôka, il n’est alors pas en mesure de lui suggérer de les mettre en pratique. Connaître le jùdôka c’est aussi parvenir à identifier des situations d’inconfort tactique alors que le jùdôka ne manifeste aucun signe de gêne, parce qu’il n’en a pas encore ressenti les effets. La relation doit permettre une complicité tactique au niveau du couple sportif / coach. Tantôt il s’agira de proposer la solution au jùdôka pour qu’il la mette en oeuvre, tantôt il s’agira de l’inciter à adopter une posture qui le maintienne en situation préférentielle pour qu’il puisse librement être créatif dans son registre. Cette complicité peut être travaillée à l’entraînement, elle ne doit pas simplement être mise en oeuvre lors des compétitions, comme c’est encore très souvent le cas en jùdô : construire des «répertoires opératifs» renvoie à cette idée de registre de routines au niveau du coaching, notamment sur les aspects tactiques.

Pendant les combats, le soutient psychologique se décline en trois axes principaux :
- soutien à l’effort dans l’engagement de l’athlète (motivation, shin)
- conseils techniques, tactiques et stratégies (ghi).
- conseils de gestion physique (tai)
Le soutient psychologique en compétition fait parti de la formation du jùdôka pour développer le Shin (la volonté) et le Ghi (la technique) en situation réelle. L'esprit de compétition est toujours une bonne chose tant qu'elle est encadrée par le respect des règles et des autres.