Les ukemis par Jigoro Kano

Uke : Ce mot signifie réceptionner. Uke est celui qui receptionne l'action décisive dans un enchaînement de techniques.
Il incarne le principe de Jita kyoei (entraide et prospérité mutuelle). Il doit avoir confiance en Tori et coopérer.
Les Ukemis font parti des Uke-Wazas.
Les Uke-Wazas sont l'ensemble des techniques de réception dite de défense.

Le mot "chute" qui se traduit en japonais par "otoshi" n'est pas une bonne traduction.

Toutes les techniques de jd peuvent s'effectuer à droite ou à gauche.

De "Uke" qui signifie "réceptionner" et "Mi" qui signifie "le corps". Littéralement c'est donc "la réception du corps".

Les réceptions de corps font partie des kihons (techniques de base).

Les réceptions de corps sont essentielles pour la progression et l'intégrité physique du pratiquant. Nul progrès réel n'est possible si l'on ne parvient pas à maîtriser les principales réceptions de corps, à coordonner et à automatiser les différents mouvements qui permettent d'effectuer sans choc ni douleur les réceptions de corps les plus variées.

Les réceptions de corps permettent de prendre confiance en son équilibre et en sa propre capacité à contenir le déplacement (shintai) de son corps. L'apprentissage des réceptions de corps seul à d'abord été pensé pour les personnes qui tombent seul suite à un déséquilibre. Ils peuvent aussi permettre de se soustraire à la douleur provoquée par la technique de l'adversaire et permettre de limiter ou d'éviter de graves conséquences à l'atterrissage du corps.. L'apprentissage des réceptions de corps seul servent enfin à préparer le cortex moteur et la sensibilité à la réception de corps avec partenaire/adversaire qui est le seul moyen d'apprendre in fine les réceptions de corps avec un partenaire/adversaire.

Les sept phases de la technique permettant une projection :
Le Shisei (la posture), le Kumi Kata (la saisie), le Tsukuri (la préparation de la mise en déséquilibre)
, le Kuzushi (le déséquilibre), le Kake (l'accrochage) puis le Nage (la projection) et l'Ukemi (la reception de uke au sol) :

Le Shisei (la posture) permet le Kumi Kata (la saisie) permet le Tsukuri (le (dé)placement et placement) de Tori permet le Kuzushi (le déséquilibre) d'Uke amenant le Kake (le point de non retour), le Nage (la projection) et enfin l'Ukemi (la réception de Uke au sol).

Il existe quatre principes fondamentaux qui caractérisent les ukémis :
- la tête est la partie la plus importante à protéger : il ne faut pas que la tête touche le sol
- plus on tombe de bas et moins on se fait mal : il faut se baisser en pliant les jambes
- rouler fait moins mal que chuter : il faut arrondir le corps le plus possible, sans saillie osseuse
- plus le tatamis vibre à l'arrivée du corps (amorti) et moins le corps souffre : il faut frapper violemment et sèchement le sol à l'impact
La technique des Ukémis résume en soi toute la valeur éducative du jd par opposition au vieux Jùjutsu, où l'on ne se préoccupait pas des risques de blessures. Considérant que, en tombant de tout son poids (auquel peut s'additionner le poids de l'adversaire, s'il suit en Makikomi par exemple), le corps fait en s'écrasant au sol l'effet d'un projectil doué d'une certaine vitesse et d'un certain poids, et qu'il libère par conséquent en s'immobilisant brutalement une certaine énergie proportionnelle à l'énergie cinétique développée, deux idées directrices ont permis la mise au point de la technique des Ukémis :
- Il faut éliminer le heurt brutal à la reception. Le contact doit donc s'établir avec un corps arrondi le plus possible, sans saillie osseuse (coude, poignet, cheville, tête) au niveau de l'omoplate pour l'essentiel. La position des divers segments du corps à l'arrivée est donc fondamentale.
- Il faut également traiter l'onde de choc qui, selon le principe de l'action-réaction, sera renvoyée par le tatami lors du contact et qui, absorbée par le corps, peut occasionner diverses commotions. Cet ébranlement dangereux est annulé :
- Si l'on frappe violemment et sèchement le sol avec un ou deux bras écartés du corps d'environ 35 degrés maximum. On frappe du plat de la main, doigts réunis, dans le prolongement du bras, mais sans maintenir le contact de cette main au sol. C'est une façon de renvoyer l'onde de choc.
- Si en dehors de cette action précise et brève de l'un ou des deux bras le corps reste totalement décontracté (toutes les articulations, souples, jouent le rôle d'amortisseurs).
- Si la surface de reception du corps au sol est la plus grande possible (en général un triangle formé par la main, l'omoplate et le bas du dos).
- Si les pieds sont placés l'un en position décontracté (tourné vers le côté) et l'autre posé au sol légèrement fléchi (tourné vers le sol)

L'onde choc
L'onde de choc est la propagation d'une vibration ; ainsi lors qu'un corps tombe au sol, des ondes circulaires produites à la surface du tatami émanent du point de chute.
Pour éliminé cette onde qui peut occasionner diverses commotions, on crée une ou plusieurs autres ondes en frappant violemment et sèchement le sol avec un ou deux bras écartés du corps d'environ 35 degrés maximum. On frappe du plat de la main, doigts réunis, dans le prolongement du bras, mais sans maintenir le contact de cette main au sol.
Annulée par
Onde de choc du corps
Annulée par
Frappe de la main droite
—› onde de choc annulée
Frappe de la main gauche

Les interférences

Qu'est-ce qui se passe quand deux ondes se rencontrent ? On va prendre ici pour exemple les vagues qui se déplacent à la surface de l'eau, parce que c'est un cas simple.

Si deux ondes identiques se rencontrent, on va voir qu'elles ne se renforcent pas forcément, au contraire ! Elles peuvent s'annuler : c'est le phénomène d'interférence.

Imaginons qu'on crée en lançant deux caillous dans l'eau, deux systèmes d'ondes en forme de cercles concentriques. On place alors un bouchon à un endroit où les deux ondes se croisent. On s'aperçoit que le comportement du bouchon dépend de l'endroit où on l'a mis. Et plus particulièrement de la distance à laquelle il est par rapport aux deux sources d'ondes (les endroits où sont tombés les caillous).

Une onde à la surface de l'eau est ici composée de creux et de bosses alternativement, qui se déplacent à vitesse constante.

En certains endroits, les bosses des deux ondes arrivent ensemble, de même que les creux. Les ondes sont bien synchronisées, elles produisent le même mouvement en cet endroit. Si on les additionne, le mouvement produit sur le bouchon aura une amplitude deux fois supérieure. Il se produit ce qu'on s'attendait à voir : pour le bouchon, c'est comme s'il n'y avait qu'une seule onde de grande amplitude. On dit qu'en cet endroit, les ondes sont "en phase".

Mais là où les deux ondes se rencontrent, les bosses de l'une peuvent parvenir en même temps que les creux de l'autre. Dans ce cas, l'inverse est aussi vrai. Les bosses et les creux de l'une et de l'autre arrivent complètement décalés. Donc quand on les additionne, on n'obtient rien du tout ! C'est comme si en cet endroit il n'y avait pas d'onde : le bouchon ne bouge pas !

Sur la figure, on voit deux systèmes de cercles concentriques : ils représentent les crêtes des vagues crées à la surface de l'eau par deux caillous. Chaque trait noir représentant le sommet, entre deux traits noirs, on a en fait un creux. Si on mettait un bouchon au point rouge, les crêtes créées par les deux caillous y arriveraient en même temps : les ondes se renforceraient l'une l'autre, et on y aurait une onde deux fois plus grande. Au point vert, par contre, c'est un creux venant de droite et un sommet venant de gauche qui se rencontrent. Le bouchon n'y bougerait pratiquement pas : les deux ondes s'annulent en ce point. Au point violet, pour finir, on aurait là encore une onde deux fois plus forte : dans la configuration du dessin, deux creux coincident, mais cela signifie que les crêtes y arriveraient aussi en même temps.
http://www.e-scio.net/ondes/interferences.php3

Comme un de mes élèves (Chris , 2009) me l'a brillament fait remarquer, cette position ressemble à la posture Gesa Gatame mais avec les jambes resserrées.

Les 10 règles d'un bon Ukemi

01. Combattre la peur de chuter.
- La crainte par rapport à la chute est peut-être l'élément le plus déterminant du bon déroulement des vôtre réception.
- Que le pratiquant soit débutant ou avancé, c'est généralement en refusant la chute que les blessures arrivent. Il est donc important à tout niveau de régulièrement faire l'état de ses capacités pour chuter avec confiance, à un niveau de difficulté adéquat grâce au travail de mise en confiance de Tori.
- La peur de chuter, si elle n'est pas combattue, risque d'amener le pratiquant vers un cercle vicieux où les tensions et blocages finiront par limiter l'intensité avec laquelle il est libre d'attaquer Tori.
02. Protéger sa tête en priorité.
- S'il est un seul objectif important dans votre chute, c'est celui-ci : Ne pas tomber sur la tête !
- Les dégâts peuvent aussi s'additionner aux cours d'une vie, des traumatismes ponctuels et sans gravité apparente peuvent devenir de sérieux problèmes à long terme. De plus, les saignements au cerveau peuvent passer inaperçus, il est donc d'autant plus important de s"en protéger.
- Pour éviter ces problèmes, il est fortement conseillé aux débutants d'amener leur menton à leur corps et de le conserver à cette place, à l'aide d'un minimum de tension, jusqu'à la fin de la chute. Dans le reste des cas, la tête doit rester mobile pour éviter les obstacles éventuels qu'il s'agisse du sol ou de Tori lui-même
03. Faire attention à sa position.
- Lors d'une chute avant (mae ukemi) ou arrière (ushiro ukemi), le premier contact du corps avec le sol devrait se faire avec les mains ou les pieds suivant le type de chute ou avec le haut du dos, loin de la colonne vertébrale, dans le cas où les mains ne sont pas disponibles. En aucun cas, vous ne devez atterrir au milieu du dos ou au niveau du coccyx, où la colonne est la plus fragile.
- De plus, lorsque l'on chute sur le côté (Yoko Ukemi), il faut éviter de tomber sur les côtés pour ne pas risquer de blessure inutile.
- Par ailleurs, il faut éviter de croiser les jambes ou de frapper le sol avec les chevilles ou les orteils. Il est donc conseillé de diriger la plante du pied vers le sol dans la chute, sans pour autant en faire le premier point de contact. Tomber directement sur vos pieds risquerait d'endommager vos chevilles.
- De surcroît, il faut éviter de changer de côté au milieu de la chute pour ne pas risquer d'atterrir au milieu du dos.
04. Frapper le sol tel un fouet.
- Une fois au sommet de votre chute, votre énergie potentielle est fixée ; le seul moyen de s'en débarrasser est de la transférer au sol. En utilisant votre main puis votre bras pour frapper le sol, vous réduisez d'autant l'impact de votre corps sur celui-ci.
- De cette manière, votre bras arrive en premier au sol avec le corps dans sa continuité. il est capital que votre main soit dans l'axe générale de l'avant-bras avec le bras plié pour éviter les blocage. Cela est d'autant pour protéger vos articulations au cas où vous planteriez votre main au sol dans la chute.
- Avec une bonne exécution, utiliser sa main pour frapper le sol dans la chute pourrait réduire jusqu'à 50% de l'impact sur le corps.
- Cela ne signifie pas qu'il soit nécessaire de frapper de manière à faire du bruit. Rendre sa chute silencieuse est un objectif louable à terme, une chute plus souple convient d'ailleurs mieux au surface plus rigoureuses que les tatamis. Cependant, les débutants ne devraient pas sacrifier l'impact du bras en cherchant à rendre leurs chutes artificiellemnt souples.
05. Expirer durant la chute.
- Afin que vos poumons ne soient plus sous pression et puisse facilement absorber le choc, il faut les vider pendant la chute. De plus, il peut être difficile d'expirer l'air restant après un impact lourd.
- Coordonner correctement votre respiration vous permettra aussi de mieux gérer la tension de votre corps et de conserver un rythme pour être endurant face à des chutes répétées.
06. Muscles relâchés, corps en tension.
- S'il convient d'être toujours relâché, conserver un minimum de tension à l'intérieur du corps, sans pour autant tendre les muscles et membres extérieurs, va permettre à votre corps d'être plus élastique et va empêcher vos organes interne de se déplacer.
- De plus, il faut conserver assez de tension pour rester en position arrondie tout au long de la chute et de ne pas s'écraser au sol.
- 'Vous pouvez relaxer votre corps mais votre ki doit rester ferme".
07. Ne pas s’accrocher à Tori.
- À la fois pour se concentrer sur sa chute et ne pas gêner Tori, il faut essayer de lâcher ce dernier assez tôt. Idéalement Tori doit, seul, assurer le contrôle d'Uke pour ne pas aller trop loi dans la clé et ne pas risquer de tomber sur Uke.
08. Suivre le mouvement de Tori.
- S'il ne faut ni s'accrocher, ni rendre la tâche de Tori trop facile, il faut néanmoins suivre un minimum ses déplacements. En règle générale, se rapprocher du point de bascul de la technique permet d'alléger les effets de la technique et facilite la chute. Il faut également faire attention à ne pas laisser Tori écarter de trop vos membres de votre corps, il est idéal que point de bascul de la technique de Tori reste sur votre centre en cas de projection.
09. Communiquer si nécessaire.
- Qu'il s'agisse d'informer Tori de vos problèmes avant la technique ou de lui faire part de votre douleur pendant la chute, la communication est primordiale. Connaître à l'avance des intentions et les capacités de chacun permettra d'éviter une grande partie des dangers de la pratique.
10. Ne pas chuter sans raison.
- Cela ne serre à rien de chuter si Tori ne vous projette pas de lui-même. Si la projection n'est pas correcte, une chute peut-être dangereuse, et ne rendrait pas service à Tori.

http://www.aikido-budo.fr/ukemi/

Les Ukemis se subdivisent en deux groupes :
- les Ukemis seul (volontaire)
      - sans perte de contact
                      - bloqué (chuga-eri)
                      - relevé (o-chuga-eri)
      - plongé (avec perte de contact)
- les Ukemis avec partenaire (subit)

On peut également subdiviser les Ukemis ainsi :
- Chokusetsu Ukemi (directe, immédiat)
- Kaiten Ukemi (roulé)
- Tobi Ukemi (plongé)

Les Ukemis seul (volontaire), sans perte de contact avec le sol et bloqué (chuga-eri)

Il en existe 4 types :

Zenpo Kaiten Ukemi dite Mae Ukemi (ou Mae Mawari Ukemi) (réception de corps en rotation avant)
effectué à droite ou à gauche
Mae Ukemi (ou Zenpo Ukemi) (réception de corps en avant)
Yoko Ukemi (réception de corps latérale)
effectué à droite ou à gauche
Ushiro Ukemi (réception de corps arrières)

En France, les Zenpo Kaiten Ukemi sont appelées les Mae Ukemi. Depuis 2019, l'expression Mae Mawari Ukemi est également utilisée.
Zenpo Kaiten Ukemi = Avant (zenpo), roulé (kaiten) et Ukemi (reception (uke) de corps (mi))
Mae Mawari Ukemi = Avant (mae), roulé (mawari) et Ukemi (reception (uke) de corps (mi))
Mae Mawari Ukemi veut dire la même chose que Zenpo Kaiten Ukemi.
L'autre forme de Mae Ukemi (ou Zenpo Ukemi) est très souvent ignorée à l'entraînement mais souvent pratiquée en combat.

Outen Ukemi apparaissant dans le Kodomo no Kata n'est n'est pas une réception de corps à proprement parlé mais un éducatif qui consiste à chuter sur le côté (outen ou oten) lors Mae Mawari effectué accroupi. Le chute s'effectue du côté du bras avancé à 270° et de frapper de l'autre main.

Les Ukemis seul (volontaire), sans perte de contact et relevé (O chuga-eri)

Ushiro Ukemi  —› Koho Ukemi (relevé avant)
Koho est le mot utilisé dans une partie du monde pour signifier Ushiro (arrière) et s'effectue souvent en se relevant en avant par un bascule importante des jambes arrière-avant.
                      —› Koho Kaiten Ukemi (relevé arrière)
Là encore, dans une partie du monde, c'est une forme Ushiro Ukemi qui se termine par un roulé arrière permettant le relevé arrière.

                            Zenpo Kaiten Ukemi : C'est l'expression utilisée dans une partie du monde pour désigner ce que l'on appel les Mae Ukemi en France. Zenpo est le mot utilisé pour signifier Mae (avant) en Kaiten pour signifier rouler. Contrairement à ce qui est désigné comme étant Mae Ukemi en France, le Zenpo Kaiten Ukemi est toujours montré sous la forme relevée.

Yoko Ukemi —› Sokuho Ukemi : Le relevé s'effectue en avant comme dans Zenpo Kaiten Ukemi en en arrière comme dans Koho kaiten Ukemi.

Les Ukemis seul (volontaire), avec perte de contact (plongé ou sauté) sans les mains (mute) :

Ushiro Ukemi (avec perte de contact) : il n'y a pas de nom attribué à l'Ushiro Ukemi avec perte de contact.
Sokuho Ukemi (avec perte de contact) : il n'y a pas de nom attribué au Yoko Ukemi avec perte de contact.
Mae Ukemi (avec perte de contact) : il n'y a pas de nom attribué au Mae Ukemi avec perte de contact.
Zenpo Kaiten Ukemi
—› Tobikomi (ou Tobi) Yoko Ukemi (plongé) ou Zenpo Hiyaku Ukemi (sauté) ou Kuten Ukemi (saut périlleux)
Ces trois terminologies ne se retrouvent pas en France mais seulement dans certaines parties du monde.

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Uke_(martial_arts)&prev=search

Récapitulatif sémantique :

 
En France en judo
Ailleurs
Arrière
Ushiro
Koho
Côté
Yoko
Sokuho / Oten pu Outen
Avant
Mae
Zenpo
Roulé
rien
Kaiten / Mawari
Plongé/Sauté/Tombé
rien
Tobikomi (ou Tobi) / Hiyaku / Kuten / Korobi
 
Bloqué
Relevé
Plongé
Avant
Zenpo Kaiten Ukemi G
ou
Mae Mawari Ukemi G
Zenpo Kaiten Ukemi G
ou
Mae Mawari Ukemi G
Tobikomi (ou Tobi) Yoko Ukemi D
ou
Mae Tobi Kaiten Ukemi D
ou
Zenpo Hiyaku Ukemi D
ou
Mae Kaiten Ukemi D
ou
Mae Korobi D
Tobikomi (ou Tobi) Yoko Ukemi G
ou
Mae Tobi Kaiten Ukemi G
ou
Zenpo Hiyaku Ukemi G
ou
Mae Kaiten Ukemi G
ou
Mae Korobi G
Mae Ukemi
Avant en diagonal      
Naname Kaiten Ukemi D ou Hasu Korobi D
Naname Kaiten Ukemi G ou Hasu Korobi G
 
Arrière
Ushiro Ukemi
Koho Ukemi Av
 
Ushiro Mawari Ukemi ou Koho Kaiten Ukemi Ar ou Ushiro Kaiten Ukemi
Latérale
Yoko Ukemi D
Yoko Ukemi G
Oten (ou Outen) Ukemi D
Sokuho Ukemi D Av
Sokuho Ukemi G Av
Sokuho Ukemi D
Sokuho Ukemi G
Oten (ou Outen) Ukemi G
     
Sokuho Ukemi D Ar
Sokuho Ukemi G Ar
   

Yoko Ukemi = Côté (yoko) et Ukemi (reception (uke) de corps (mi))
Sokuho Ukemi = Côté (sokuho) et Ukemi (reception (uke) de corps (mi))
Yoko Ukemi veut dire la même chose que Sokuho Ukemi.

Pourquoi avance-t-on la jambe pour exécuter un Zenpo Kaiten Ukemi ?
Lors d'un déséquilibre avant (avec ou sans partenaire/adversaire) deux réflexes se mettent en place :
- d'abord le déplacement d'un pied en avant pour esayer de rétabir le déséquilibre
- ensuite la mise en avant des mains afin de protéger le visage
C'est exactement ce qui se passe lors d'une chute en avant :
- on avance d'abord une jambe pour essayer de rétablir l'équilibre
La force de déséquilibre et tel que cette première action ne suffit pas.
- on positionne donc ensuite les mains au sol afin de protéger la tête.
Pourquoi avance-t-on le bras du même côté de jambe avancée ?
La main correspondante à la jambe avancée se positionne en premier car plus avancée à cause de l'avancée de la hanche amenant l'avancée de l'épaule.
Une autre explication est de considérer que lors d'un Zenpo Kaiten Ukemi qui s'effectue avec partenaire, la manche saisie par le partenaire/adversaire est du côté de la jambe sur laquel s'exerce la fixation du déséquilibre.

Les Ukemis avec partenaire (subit)
Une technique effectuée à droite par Tori amènera Uke à tomber à gauche et inversement. Le bras qui frappe le sol et donc le côté de réception d'Uke est toujours du côté opposé à la manche saisie par Tori (Hikite) La raison est dû au sens de rotation horizontale du corps durant la projection (Nage).

L'apprentissage des réceptions de corps seuls n'est pas une fin en soi. Il ne sert qu'à préparer les élèves aux réceptions de corps avec partenaires :
- les Tobikomi Yoko Ukemi préparent Ukemis avec un partenaire effectuant un technique avec culbute verticale avant
- les Sokuho Ukemi préparent Ukemis avec un partenaire effectuant un technique avec culbute horizontale
- les Koho Ukemi pour les techniques arrières sans culbute

Un Ukemi est un brise-chute contrôlée, vers l'avant, le côté ou latérale, qui sert à l'apprentissage des projections pour les judokas. Le principe étant de prendre confiance en son équilibre et en sa propre capacité à contenir le déplacement (shintaï) de son corps.

Il existe 7 types de chute avec partenaire :
Chute avant à forte rotation verticale du type Harai Goshi, Ippon Seoi Nage, etc.
Chute avant à forte rotation verticale avec makikomi (accompagnement) du type Harai Makikomi, Soto Makikomi, etc.
Chute arrière sans rotation de type Yoko Gake ou Morote Gari ou Sukui Nage
Chute arrière à faible rotation horizontale sans laché du type O Soto Gari ou O Soto Otoshi ou O Soto Guruma
Chute arrière à faible rotation horizontale avec laché du type O Uchi Gari ou Ko Uchi Gari
Chute arrière à faible rotation horizontale avec makikomi (accompagnement) du type O Uchi Makikomi ou Ko Uchi Makikomi
Chute latérale avec forte rotation horizontale de type De Ashi Barai (en avançant) ou Okuri Ashi Barai (en déplacement latérale) ou Harai Tsurikomi Ashi ou Hane Goshi (en reculant)

Soit 14 possibilités (droite et gauche)

Le contrôle de la chute de Uke par Tori :
- le contrôle très important sur les Te-Waza
- le contrôle moyen sur Goshi-Waza
- le contrôle faible sur les Ashi-Waza

Merci à Antoine Varet le 06 mai 2020.

Uke se relève ensuite "dans le sens de la chute" c'est à dire que s'il est sur le côté gauche, il doit se relever en tournant son corps sur la gauche et inversement s'il est sur le côté droit.

La receptions de corps arrière n'est que très rarement utilisé et ne sont là pour l'essentiel qu'un éducatif pour amener les autre receptions de corps et amené une meilleure proprioception du corps dans l'espace). Les receptions de corps arrières sont donc surtout très intéressante à enseigner en Éveil Jùdô.

Pédagogie :
Jeu éducatif :
La plongée du bateau est un bon jeu pour apprendre les ukemis.
Apprentissage :
Prendre la position du robot (bras tendu le long du corps)

Ou :
Demander au enfants de faire comme s'il était fâchés :
bras croisé, tête rentrée, recroquelillés, rouler

Ushiro Ukemi :
À partir de la position allongé sur le dos (ippon):

- S'enrouler en arrière en tenant le pantalon
- Taper sur les côtés avec les bras, jambes pliées
- Taper sur les côtés avec les bras, en s'enroulant en arrière
À partir de la position assise (pieuvre, ciseaux):
- S'enrouler en arrière en tenant le pantalon
- Taper sur les côtés avec les bras, en s'enroulant en arrière
À partir de la position accroupie :
- Taper sur les côtés avec les bras, en s'enroulant en arrière

À partir de la position debout: la tête regarde la ceinture, on croise les bras devant.
On s’accroupit et on se laisse basculer vers l’arrière.
Dés que le dos entre en contact avec le tatami, les mains viennent frapper fortement le sol pour amortir la chute avec la paume des mains.
Les jambes sont tendues devant le visage mais sans que les fesses ne décollent du sol.

Yoko Ukemis :

  Dans chacune de ces positions, on observe un genou levé (une montagne : yama) et une jambe allongée (une vallée : tani)  
Gesa gatame allongé sur le dos
(les deux plantes de pieds au sol)
Plier la jambe gauche et taper avec le bras droit sur le côté droit.
Plier la jambe droite et taper avec le bras gauche sur le côté gauche.
Gesa gatame
allongé sur le côté
(Montagne-Rivière)
Pivoter sur le côté droit et taper du bras droit à côté du pieds droit.
Pivoter sur la gauche et taper du bras gauche à côté du pieds gauche.
Gesa gatame
assis
(classique)
Se tenir sur le coude droite puis tomber sur l'épaule droite, en s'allongeant sur le côté droit et taper du bras droit à côté du pieds droit. La plante du pied gauche est au sol.
Se tenir sur le coude gauche puis tomber sur l'épaule gauche, en s'allongeant sur le côté gauche et taper du bras gauche à côté du pieds gauche. La plante du pied droit est au sol.
Pour le passage dans cette position, la vallée devient montagne et inversement
 
Gesa gatame
sur un genou
(kyoshi)
Tendre la jambe droite, s'allonger sur le côté droit et taper du bras droit.
Tendre la jambe gauche, s'allonger sur le côté gauche et taper du bras gauche.
Ramener le pied droit sur le genou gauche, s'allonger sur le côté droit et taper du bras droit.
Ramener le pied gauche sur le genou droit, s'allonger sur le côté gauche et taper du bras gauche.
Tomber en position Gesa gatame. Tomber en position Montagne-Rivière et taper.
Gesa gatame debout
Tomber en position kyoshi puis Tomber en position Gesa gatame. Tomber en position Montagne-Rivière et taper.

À partir de la position debout : (pour la chute à droite) on laisse passer la jambe droite devant la jambe gauche en armant le bras droit.
On fléchit de plus en plus la jambe d’appui (gauche) jusqu’à ce que l’on bascule sur le côté droit du corps.
On vient alors frapper fortement avec le bras droit au sol pour amortir la chute.
Pour la chute latérale à gauche on inverse les mouvements.
Pour la chute avant à gauche on inverse les mouvements.

Mae Ukemis :
À partir de la position Seiza :
- roulade en avant en touchant la tête
- roulade en avant en touchant la tête, en passant une main entre les genous et en attrapant le pied du côté opposé
À partir de la position accroupie :
- roulade en avant sans toucher la tête (pensez à énoncer qu'il faut faire passer la tête sous les fesses)
- roulade en avant sans toucher la tête en passant une main sur la tranche côté oriculaire entre les jambes et en avançant le pieds du même côté
À partir de la position debout : (pour la chute à droite) on avance la jambe droite.
On pose les mains avec les doigts qui s’orientent les uns vers les autres devant les pieds.
On tourne la tête vers la gauche.
On pousse sur la jambe pour rouler sur l’épaule (droite) et on amortit la chute en frappant sur le tatami avec la main gauche.
Les jambes finissent tendues au sol et parallèles l’une par rapport à l’autre (il ne faut surtout pas avoir les jambes fléchies ou les jambes qui se croisent afin d’éviter un traumatisme aux genoux). Pour la chute avant à gauche on inverse les mouvements.

Remarque :
Le placement de la main qui n'est pas du côté de la jambe avancée est subsidiaire en ce sens qu'elle n'a pas un vrai rôle amortisseur mais plus psychologique.
Elle stabilise le corps dans le cadre d'une chute au ralenti pour facilité l'apprentissage.

Il existe une autre forme de mae-ukemi.
À ne pas faire avec des judokas novices !!!
Cette façon de la faire est beaucoup plus dangereuse que la précédente car si la réception n’est pas efficace, c’est la face qui est heurte le sol.

Méthodes 1 : la ceinture
Attrapper une ceinture maintenu au sol par les pieds.
Méthode 2 : l'étoile
Placer les points d'appuis du corps entre les branches d'une étoile matérialisée par un partenaire placé sur le dos en étoile
exemple : le pied gauche entre les jambes, le pied droit sur le côté du corps et la main droite entre la tête et le bras
La main : On place la main du même côté que le pieds avancé entre les jambes. Le pousse doit montrer le pieds avancé. Une chute effectuée à droite aboutira à un placement au sol sur la gauche et inversement.

Si les jambes en chute avant ne sont pas bien placé, faire Uchi Komi "placement de jambes" alternativement à droite et à gauche.
Pour plus de place et automatiser plusieurs passages :
Courir sur le bord : arrivé à un coin, traverser en chute avant sur la diagonale
Chute avant sur la diagonale : arrivé à un coin, courir sur le bord en tournant à droite
Pour s'habituer à des receptions de corps plus proche de la réalité, réalisez des sauts d'obstacles (position Shiho Gatame ou "position du saule pleureur")

Différences entre les chutes seul et avec partenaire :
Les Mae Ukémis :
Lors d'une chute avant avec partenaire, la chute se fait toujours du côté où il n'y a pas le point d'appui en l'occurence, le pied.

Lors d'une chute avant seul, la chute se fait du côté où il y a le point d'appui en l'occurence, le pied.
Cette différence est dûe au fait que cette chute est d'abord marquée par une tentative de blocage par le pied qui est dépassé par le déséquilibre.
Le fait que le pied soit avancé entraîne le pose initiale de la main de même côté et une chute en diagonale amenant une arrivée du côté opposé.

Les Yoko Ukémis :
Lors d'une chute sur le côté avec partenaire, la chute se fait toujours après un demi-tour horizontal du coté opposé au pied avancé.
Lors d'une chute sur le côté seul, la chute se fait toujours du coté au pied avancé.

Les Ushiro Ukémis :
La chute en arrière avec partenaire n'existe que dans Moroté Gari, Sukui Nage et Obi Otoshi, des techniques interdites en compétition.
La chute arrière avec partenaire se fait toujours sur la côté où Tori ne saisi pas le bras.