Idées reçu en jd

Voici une liste d'idées reçues fausses que l'on peut rencontrer dans le mode du jd :
Certaines idées reçues ci-dessous vous paraitront évidentes alors certaines autres vous paraitront fausses, à vous de voir...

Les idées reçues en arbitrage :
Voici les cinq règles les plus fréquemment mal interprétées :

- Les contres (c'est l'attaque si suit une esquive, un blocage ou un retour d'attaque) sont autorisés quelque soit la catégorie d'âge. Seul les sutémis et les makikomis sont interdits jusqu'à la catégorie Benjamin incluse. Le contre est l'accommodation à savoir l'ajustement (cession) d’un individu grâce à sa capacité d’apprentissage (de compréhension) (tora no maki). Tori est le défenseur. Il fait partie du jd autant que l'assimilation à savoir l'ajustement de la situation grâce à sa capacité d'application des connaissances (ryu no maki) de l'individu. Tori est l'attaquant. Bien sûr, ces deux approches s’influencent l’une l’autre dans le sens où tout apprentissage (seicho) amène un accroissement des connaissances et que toute application des connaissances nécessite un apprentissage (une compréhension) de la situation.
- À partir des catégories cadet(tte) incluses, les clés de bras au niveau des coudes et les étranglements sont autorisés que se soit debout ou au sol. Seules les projections en clés de bras sont interdites.
- Les saisies de départ sont obligatoires jusqu'à la catégorie Poussin incluse.
- Placer une main dans le dos en passsant sous l'aisselle est autorisé quelque soit la catégorie d'âge.
- La saisie de départ obligatoire doit être fondamentale (une main à la manche et une main au revers au niveau de la clavicule), pieds non avancés. Si les adversaires sont de garde opposées (un droitier et un gaucher), la main tenant le revers doit être alternativement placée au-dessus.
Le vocabulaire en arbitrage :
Matte veut dire "attendez" et non pas arrêtez (yame)
Soremade veut dire "jusque-là" et non pas fin de combat
Toketa veut dire "se dénouer, se délier, se défaire" et non pas fin d'immobilisation
Sonomama veut dire "tel quel, sans modification" et non pas ne bougez plus
Yoshi veut dire "c'est bon, on y va, c'est partie" et non pas reprenez
Waza-ari veut dire "il y a technique" et non pas demi-point
Shido veut dire "observation" et pas pénalité

Mot
Signification
Signification en jd
Matte attendez Arrêtez
Soremade jusque-là Fin du combat
Toketa se dénouer, se délier, se défaire Fin d'immobiliation
Sonomama tel quel, sans modification Ne bougez-plus
Yoshi c'est bon, on y va, c'est partie Reprenez
Waza-ari il y a technique Demi-point ou demi-Ippon
Shido observation Pénalité

Les idées reçues techniques :
Kata guruma : le bras saisissant la manche doit être le plus loin possible d'Uke (il fait 90% du déséquilibre)
levier interappui
le point d'appui A est situé entre la puissance P et la résistance R. Les deux forces sont de même sens.
Exemple : la balançoire à bascule (Kata Guruma)

C'est le principe de tous les mouvements avants.
La puissance P est d'autant plus efficace que :
- le point d'appui A est proche de la résistance R
- la puissance P est loin du point d'appui A
On utilise généralement ce type de levier pour multiplier une force motrice. On peut aussi l'utiliser pour multiplier un déplacement ou une vitesse.

Kesa gatame
« L'action est toujours égale à la réaction ; c'est-à-dire que les actions de deux corps l'un sur l'autre sont toujours égales et de sens contraires. »
Newton
De manière moderne, on exprime que :
Tout corps A exerçant une force sur un corps B subit une force d'intensité égale, de même direction mais de sens opposé, exercée par le corps B.

Il faut transformer une poussée vers le haut en poussée vers le bas

- le pieds de la jambe arrière dans les Gesa Gatame permet un écrassement du buste de Uke par placage des côtes du buste de Uke.

Dire aux combattants, "baisse la tête" sur une mise en application d'un Gesa Gatame est une hérésie. Le contrôle s'effectue avec le côté du corps

Kesa est traduit par écharpe. C'est certes une écharpe mais pas dans le sens que l'on lui donne en français. Kesa est une robe de moine bouddhiste. Le "kesa écharpe" passe par-dessus votre épaule et sous votre bras. Uke porte donc Tori comme une "écharpe", d'où Gesa-gatame.

Idées dée reçues sur le Kansetsu Waza :
Hishigi n'est pas le contraire de Garami. Il veut dire "incarcéré" et pas "bras tendu".
Kannuki veut dire "verroullé"
Garami veut dire "entrelacé"

Idées reçues sur Ko Uchi Gari :
Le pied d'appuie ne doit pas restrer orteils orientés vers Uke mais tournés sur le côté afin de permettre l'efficacité du balayage de Tori.

Idées reçues sur O Uchi Gari :
Le pied d'appuie ne doit pas restrer orteils tournés sur le côté orientés mais orteils orientés vers Uke afin de permettre l'efficacité du balayage de Tori.

Idées reçue sur la valeur symbolique de pratiquer le jd :
Certaines personnes pensent que montrer que l'on pratique le jd de manière ostensible (logotype sur le pare brise de l'automobile par exemple) est ostentatoire et une forme de vantardise de la pratique d'un sport d'élite alors qu'il est un sport très populaire (3e sport olympique le plus pratiqué en France et partager par 204 états dans le monde). Pratiquer le jùdô n'est ni une fierté ni une honte mais un choix d'activités ni plus ni moins respectable que les autres activités.

Idées reçues sur l'efficacité du jd :
Avez-vous déjà vu une vraie bagarre à un contre un ? Si les combattants commencent par du pieds-poings (le plus souvent les poings) ils en arrivent assez rapidement au corps à corps debout puis au sol.

Voici quelques exemples pris sur Youtube :

Combats
Nombres de licenciés en France
Jùdô vs Karate 225 000 pratiquants
Jùdô vs Kick-Boxing 100 000 pratiquants
Jùdô vs Muay Thai
Jùdô vs Aikido 60 000 pratiquants
Jùdô vs Jujitsu Brésilien 4 800 licenciés

Idées reçues sur la différence entre le jd et le karate :
On peut classer les arts de combat à mains nues en 2 catégories :
- les combats à mains nues utilisant l'ensemble du corps comme armes (karate, boxe : percuter) : le but est de neutraliser et les rares contrôles réalisés sont utilisés en amont pour mieux frapper. Lors d'un combat de karate, les attaques ne sont pas portés jusqu'au bout (à fond et sans retenu) ou avec des protections.
- les combat à mains nues utilisant l'ensemble du corps comme outils permettant la manipulation (lutte moderne : jd-jùjutsu, aïkidô : déséquilibrer et contrôler) : le but est de maîtriser et les rares frappes réalisées (en jùjutsu) sont utilisées en amont pour mieux contrôler. Lors d'un combat de jd, les attaques sont réellement portées jusqu'au bout (à fond et sans retenu), sans protection.

Idées reçues sur la place du jd dans les arts martiaux :
Dire que le jd est un "art martial de défense" est un expression incorrect. En effet, pour que cette catégorie existe, il faudrait qu'il existe une catégorie "art martial d'attaque". Comme aucun art martial ne se revendique comme un "art martial d'attaque" mais toujours "de défense". Il en résulte que l'expression "art martial de défense" est un pléonasme. Il en va de même avec l'expression "art martial sans violence inutile".

Idées reçues sur l'intencité physique du jd :
Le jd est classé parmis les sports à intencité statique forte et à intencité dynamique dépendante du niveau du jdka. Plus le niveau est élevé et plus le niveau dynamique est élevé. Le jd est une discipline qui se caractérise par la répétition d'exercices courts de haute intensité et qui sollicite principalement la filière anaérobie (résistance c'est à dire anaérobie lactique et puissance c'est à dire anaérobie alactique mais aussi endurance c'est à dire aérobie pour poursuivre tout le long le l'entraînement ou de la compétition.

Idées reçues sur les origines du jd :
Le jù-jitsu n'est pas à l'origine du jd, du moins pas comme nous l'entendons. Le jd est né de la synthèse d'une série d'école d'arts martiaux génériquement appeler jùjutsu. Ce que nous appelons jù-jitsu, en France, sont des techniques sélectionnées par Jigoro Kano et donc sont du jd mais qui ne sont pas autorisées en combat (randori) et repris par Bernard Pariset puis Éric Pariset. Par abus de langage, les écoles d'arts martiaux ayant des liens de parentés avec le jd appelées, écoles de jùjutsu sont confondues avec le jù-jitsu. Les combat de jù-jitsu sont donc des combats de jd avec un règlement techniquement élargi.

Les idées reçues sur l'efficacité du jd en cas d'agression :
Le jd utilise l'ensemble du corps comme outils permettant la manipulation (déséquilibrer et contrôler) : le but est de maîtriser et les rares frappes réalisées (en jùjutsu) sont utilisées en amont pour mieux contrôler. Lors d'un combat de jd, les attaques sont réellement portées jusqu'au bout (à fond et sans retenu), sans protection. On peut constater ainsi sa réelle efficacité necessaire à sa mise en application en cas d'agression.

Les idées reçues sur le sens de l'existence du jd :
Le jùdô est habituellement pratiqué en tant qu'art martial ou sport de combat. La pratique du randori et des katas n'est qu'en fait qu'un moyen d'étude théorique et de mise en pratique du principe directeur jùdô. Fondé par Jigorô Kanô en 1882 à partir d'un art martial appelé jùjutsu, le jùdô est un principe directeur logique et rationnel (ni religion ni magie) but pragmatique, bas sur l'adaptabilit (j) du corps (tai) et de l'esprit (ghi) et de l'entraide et la prosprit mutuelle (jitai kyoei) afin d'obtenir le bon usage de l'nergie (seiryoku zenyo) dans toutes les situations dans le but de tendre vers le bien-être et le développement humain (kojin no kansei). Parvenir à suivre cette ligne de conduite dans la vie de tous les jours est un cheminement intérieur (démarche personnelle) de toute une vie (do mu kyoku) nécessitant un dévouement (shin) constant envers soi et les autres. Par extension, c'est également une méthode d'éducation intellectuelle (ghi) et morale (shin). Actuellement souvent vulgarisé (proche du peuple) du en sport de combat pour s'adapter au plus grand nombre afin de toucher un maximum de personnes, c'est également une méthode d'éducation physique permettant l'entretien harmonieux de tout le corps. Être jùdôka signifie littéralement suivre le principe directeur "jùdo" et pas une pratique particulière sur un tatami. La pratique sur le tatami n'est que l'origine de la naissance de ce principe directeur.

L'idée reçu sur seiryoku zenyo :
Seiryoku zenyo se traduit par le "bon" usage de l'énergie et non pas le "meilleure" ou "rationnelle" usage de l'énergie. Il y a donc une idée éthique et pas seulement pragmatique. C'est le comportements à adopter pour rendre le monde humainement habitable. La recherche de l'idéal de société et de conduite de l'existence.

Les idées reçues sur les buts du jùdô :

1- Jùdô ishinhô : le plaisir (le ressenti)
2- Jùdô shushin-ho (moralité/empêcher d'avoir des émotions inefficaces/pleinne conscience)
3- Judô shobu-ho (combat/défense personnel)
4- jùdô taiiku-ho (éducation physique : méthode scandinave)

Jigorô Kanô envisagea d'abord le jd comme éducation physique puis comme combat/défense personnel, ensuite comme moralité/empêcher d'avoir des émotions inefficaces/pleinne conscience et enfin de vie, ce qui est rarement évoqué, comme une source de plaisir (le ressenti) à la fin des années 1920. Ce dernier but (numéro 1) est pourtant la raison principale des jùdôkas pratiquant depuis l'enfance. Le but numéro 2 est une des raisons principales des parents pour inscrire leurs enfants. Les raisons numéro 3 et 4 sont principalement celles qui attirent les jùdôkas ayant commencé à l'âge adulte la pratique.

Les idées reçues sur la tenue :
Les pratiquants de jùdô (les jùdôka) portent une tenue en coton renforcée souvent appelée à tort kimono de jùdô. Kimono étant le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le kimono du jùdô s'appelle le jùdôgi aussi parfois appelé simplement gi ou dogi. Il se compose de la veste (uwagi), du pantalon (zubon) et de la ceinture (obi).

Les idées reçues sur la ceinture noire :
La ceinture noire souvent perçue par les non-initiers comme le stade ultime de la progression en jd n'est en faite que la marque du passage, un rite initiatique, entre un simple débutant et celle d'un initier ou de celui d'enfant à celui d'adulte. En effet, elle est accessible dès l'âge de 15 ans, c'est à dire à l'adolescence ! En fait, elle représente en théorie la connaissance approximative par le pratiquant de l'ensemble des formes techniques les plus connues en jd et en aucun cas la maîtrise technique qui est l'affaire de toute une vie (do mu kyoku). Le premier dan correspond au moment où, dans les écoles traditionnelles, le candidat à l’apprentissage (seicho) finissait sa période de probation et était considéré comme digne de recevoir le véritable enseignement. Strictement parlant, le premier dan est le grade du débutant (désigné en japonais par shodan, qui signifie, non "premier dan", mais "dan débutant").

Les idées reçues de dénominations :
- De Ashi Barai et Okuri Ashi Barai ont des apellations variables. Ces techniques s'appellent également respectivement De Ashi Harai et Okuri Ashi Harai. 68% des japonais prononcent "barai" (surtout les jeunes). En France, on prononce très souvent "barai".
- Seoi Nage n'est pas un mouvement d'épaule. Seoi veut dire "porter sur le dos" et pas "épaule".
- Jutsu désigne l'art et la technique (jjutsu et non jjitsu. jutsu= art, technique et jitsu= vérité, réalité) Le caractère Jutsu représente, l’ancien caractère chinois Shu (4458 du Ricci) - (que l’on retrouve dans Wushu " Art Martial chinois ") - signifiant habileté technique, art secret, procédé. Le caractère Jutsu se prononce Djioutsou... Il est normal que les premières traductions en langue occidentale, utilisant une transcription littéralement phonétique, aient alors traité du " Djiou-Djioutsou "... ce qui a, par la suite donné " Djiù-Djitsu " puis " Jiù-Jitsu "... Mais, dans ce cas, on devrait alors écrire Djioud, ou Jid... Puisque le terme Jd (... et non J ) est désormais universellement admis mieux vaut donc, logiquement, écrire Jùjutsu en un seul mot et non Jiù Jitsu ! L'utilisation du terme "jitsu" est donc une erreur historique. Le ju-jitsu est encore une orthographe courante en France, au Canada et au Royaume-Uni tandis que le jiu-jitsu est le plus utilisé en Allemagne et au Brésil.
Sabaki n'exprime pas l'idées de rotation mais de travail, et Tai Sabaki, le travail du corps et donc du mouvement du corps. C'est mawari ou kaiten qui exprime l'idée de rotation et undo l'idée de mouvement.
La lettre "m" remplace la lettre "n" devant un "b" ou un "p"... en français mais pas en japonais !

Idée reçue sur les phases d'une technique de projection :
Contrairement à ce qui est généralement énoncé, il existe 7 phases de réalisation d'une technique de projection :
- shisei
- kumi kata
- tsukuri
- kuzushi
- kake
- nage
- ukemi
La phase du nage (la projection), qui est rarement évoquée, souvent confondue avec le kake (l'accrochage). La phase de ukemi jamais évoquée est pourtant une des deux seules compabilisées avec le nage lors d'un combat arbitré en compétition. C'est une phase essentielle que ce soit pour Uke ou pour Tori dans le cas d'un déséquilibre involontaire ou volontaire (sutemi) de ce dernier. Dans le cas des sutemis (jeté de corps), le nage (la projection) est à l'initiative du mouvement mais en même temps simultanée à la projection voir même avec le kuzushi (déséquilibre) et donc du tsukuri (la préparation). Enfin, le shisei et le kumi kata sont les bases déterminentes sur lesquelles repose le reste de la technique et sans lesquelles aucune efficacité n'est possible.

Idées reçu sur le kake :
Kake est souvent à tort traduit par l'exécution ou la projection.
Outre le fait que la traduction littérale n'a rien à voir avec ces deux termes :
- l'exécution est une mauvaise appellation car l'exécution se situe dans l'ensemble de la réalisation de la technique et pas qu'à la fin
- la projection est une mauvaise appellation car induirait le fait que le Jù no Kata ne comporterait pas de kake

Kake est la mise au point de non-retour pour Uke à partir duquelle il est pris dans l'engrenage de la technique. C'est l'accrochage (gake) décisif, le moment où Uke est suspendu sans possibilité de se défendre. C'est l'instant qui précède le Nage (chute de Uke).

Le kuzushi :
Le mot kuzushi est généralement traduit par "déséquilibre". Souvent compris comme un verbe il s'agit en fait d'un nom. Il est le résultat du tsukuri (la préparation).
Le tsukuri est à l'initiative du déséquilibre mais également simultané tout comme la cuillère qui tourne la soupe. Le mouvement de la cuillère est à l'initiative du mouvement de la soupe mais également simultané. Il en ai parfois de même entre le kuzushi voir même du tsukuri et l'ukemi.

Le kuzure :
Le mot kuzure qui est généralement traduit par "variante" signifie en réalité s'effondrer, se désintégrer, dégradé ou se désagréger. C'est le mot henka qui signifie changement, variation, altération ou transformation.

Idée reçue sur le sens de relevé dans les katas :
Ne jamais tourner le dos à Joséki (l'examinateur) est une règle d'or à ne jamais transgresser sauf pour le cas d'un relevé après une chute où Uke doit toujours se relever dans le sens de la chute c'est à dire à droite pour les chutes latérales à droite (et inversement à gauche) et à gauche pour les chutes avant à droite (et inversement à gauche) et notamment dans le Nage no kata.

Idée reçue sur les katas :
Les katas ne servent pas originellement à faire des démonstrations reproduisant le plus possible à l'identique d'un modèle théorique précis et notamment pour passer des grades mais une méthode de travail technique au même titre que les combats (randoris).
Le Go no sen n'est pas un kata mais un exercice. La confusion est dû probablement au fait qu'il est exigé pour le 4e dan.

Idées reçues sur les techniques interdites :
Elles sont interdites... en compétition. Il faut différencier deux types de techniques interdites :
- les kinshi-wazas qui sont des techniques qui ont été retirés principalement en raison de leur haut risque de blessure.
- les techniques effectuées sous la ceinture, interdites seulement en attaque directe en compétition pour éviter l'utilisation abusive de la force.
Souvant spectaculaires, ces techniques peuvent s'effectuer à l'entraînement et même recommandées en démonstration.
Confondre le règlement en compétition et le règlement à l'entraînement démontre une représentation fermée du jùdô : le kyogi-jùdô.

Idées reçue sur les noms des dans :
Le 4e dan ne se nomme pas shidan (qu'on pourrait percevoir comme le niveau (dan) de la mort (shi)) mais yondan.
Le 7e dan ne se nomme pas shichidan ou sitshidan (qu'on pourrait percevoir comme le niveau (dan) un (ichi)) mais nanadan.

Idées reçues sur les receptions de corps (les ukémis : chutes) :
L'apprentissage des ukemis seul a d'abord été pensé pour les personnes qui tombent seul suite à un déséquilibre.
Les chutes seules servent donc à préparer le cortex moteur et le sensitif à l'ukemis avec partenaire (en Uke comme en Tori dans le cas des sutemis) qui est le seul moyen d'apprendre in fine les ukemis. Certains pensent qur les Mae Ukemis n'ont rien à voir avec les roulades avant alors qu'en réalité, Mae Ukemi est bien une roulade avant mais avec un pied avancé et donc l'épaule avancée du même côté et donc avec une main posée au sol du même côté et rentrée à l'intérieur pour éviter la blessure au poignet. Le Mae Ukémi se termine de manière différente à savoir sur le côté à cause du pied en avant de départ et de la nouvelle orientation du corps.

Idée reçue sur la langouste :
Homard : robusuta
Langoustine : rangusutinu
Crevette : ebi
Crabe : kani
Langouste : zarigani
Écrevisse : zarigani / amerikazarigani
Krill : okiami

Si ebi désigne la crevette, en France, en jùdô, certains appelle ebi à tort, la langouste.

Idées reçues sur la naissance de Jigorô Kanô :
La Fédération internationale de jd a, depuis 2011, fait du 28 octobre la journée mondiale du jùdô. Pourquoi le 28 octobre ? Parce qu’il s’agirait du jour anniversaire de la naissance du fondateur, Kano Jigoro. Nous disposons d’un document attestant du jour de naissance de Kano Jigoro. Une lecture rapide donnerait effectivement le 28/10 de la première année de l’ère Man. Cette année correspondant globalement à l’année 1860 du calendrier grégorien, on pourrait en conclure que Kano est né le 28/10/1860. Or, jusqu’en l’an 6 de Meiji (1873), les Japonais utilisent un calendrier luni-solaire hérité de la Chine. Suite à la Restauration de Meiji, le calendrier grégorien est adopté le 9e jour du onzième mois de l’an 5 de Meiji (1872). Ainsi, le 1er janvier 1873, qui aurait dû être le 3e jour du douzième mois de l’an 5 de Meiji devient-il le 1er janvier de l’an 6 de Meiji. L’ère Man.en se situant en amont de cette réforme, il ne faut pas lire le 28/10 comme le 28 octobre mais comme le 28e jour du dixième mois. Et, pour obtenir la date en calendrier grégorien, d’appliquer le décalage dû au changement de calendrier. Ainsi le 28e jour du dixième mois de l’ère Man.en correspond au 10 décembre 1860. Aussi, s’il nous faut commémorer la date anniversaire de Kano Jigoro, devons-nous le faire le 10 décembre, et non le 28 octobre.

Idées reçues sur Jigoro Kano expliqué aux enfants :
Jigoro Kano était :
- Professeur en Sciences politiques et Économiques
- Directeur et membre honoraire de l’École Normale Supérieure et membre de la Chambre des Pairs
- Directeur du Bureau des Études Générales au Ministère de l’Éducation
- Conseiller au Ministère de l’Éducation et membre de la commission d’enquête sur l’Éducation
Dire que Jigoro Kano était un directeur d'école est très réducteur.
En réalité, il est plus juste de dire que Jigoro Kano était un chercheur, essayiste et homme politique spécialiste des sciences de l'éducation et de la pédagogie.
Pour les enfants, on peut donc leur dire que Jigoro Kano était un maître de maître d'école un directeur d'école n'ayant pas de lien de hiérarchie avec les autres maîtres d'école.

Idées reçues sur l'âge de Jigorô Kanô lors de la création du Kôdôkan :
Bon nombre de document énoncent que l'âge de Jigorô Kanô était de 22 ans lors de la création du Kôdôkan.
1882 (année de création du jd) – 1860 (année de naissance de Kano) = 22 ans
Or, le Jùdô Kôdôkan a été créé en mai 1882, et Jigorô Kanô est né en décembre 1860. Lors de la création du jd, nous dirions aujourd’hui qu’il vient donc de fêter ses 21 ans en décembre 1881, et qu’il n’aura ses 22 ans qu’en décembre 1882, soit 7 mois après l’ouverture du Jùdô Kôdôkan. Aussi Kano avait-il bien 21 ans (selon notre système actuel d’anniversaires) lorsqu’il a créé le Jùdô Kôdôkan.

Idée reçue sur l'âge du jùdô :
Si l'ouverture du Jùdô Kôdôkan. est bien daté de 1882, la création du jd n'est pas un évènement fixé dans le temps mais un processus qui s'étale dans le temps. Les premiers cours du Jùdô Kôdôkan était du Kito-ryu et pas ce que l'on appelle aujoud'hui le jd. Les premiers cours de jd actuels (avec les techniques actuelles) date de la création du Gokyo et de la création du Nage no kata actuel qui datent de 1895.

Idées reçues sur Jigorô Kanô :
Jigorô Kanô
, le fondateur du jùdô ne ressemblait pas du tout à Gichin Funokoshi (fondateur du Karaté-dô) ou à Morihei Ueshiba (fondateur du Aïkidô) mais plutôt à Socrate, Platon ou Aristote. Ce n'était pas un des meilleurs combattants même dans sa discipline mais plutôt un maître à penser. Il n'a pas consacré sa vie comme les autres grandes figures du bùdô aux arts martiaux. Le jùdô n'a représentait que 20% de sa vie. Le jùdô en tant qu'arts martial/sport de combat n'est qu'un des débouchés de sa pensée. Il aurait très bien pu rester un simple philosophe parmi d'autres s'il n'avait pas eu un esprit pragmatique. En effet, le fruit de ses pensées devait selon lui l'aider à changer le monde, à l'améliorer et pas simplement à établir une technique de combat parmi d'autres. Être jùdôka signifie litérallement suivre le principe directeur "jùdo" et pas une pratique particulière sur un tatami. La pratique sur le tatami n'est que l'origine de la naissance de ce principe directeur.

Jigorô Kanô n'a pas développé sa propre méthode parce qu'il n'avait pas de Menkyo (autorisation de délivrer son enseignement) mais au contraire car il avait les 3 Menkyo de 3 densho délivrés par trois maître différents (condition sine qua non pour être autorisé à ouvrir sa propre école) :
- Hachinosuke Fukuda
- Masatamo (ou Masashi) Iso
- Iikubo Tsunetoshi

Les densho sont des textes secrets de l'école réservé aux héritiers directe de l'école contenant notament le mokuroku c'est à dire le canevas technique de l'école parfois donné sous la forme de makimono à savoir de rouleau de parchemin attestestant du niveau de menkyo (autorisé de libérer de transmettre l'enseignement).

Idées reçues sur le mot jù :
J (tendre, doux) :

Le mot "souplesse" a plusieurs sens en français à savoir ductilité, élasticité, flexibilité, malléabilité et extensibilité. Ces mots désignent des aspects physiques alors que le kanjis "j" désigne un concept plus général à savoir "l'adaptation".
Le caractère J issu du chinois classique se prononce Djiou. Les dictionnaires Couvreur, Ricci et Wieger désignent ce caractère chinois comme provenant du radical 75 Mu : le bois. Cette racine est redoublée et le caractère J (Jou, Jeou, Rou) (2451 du Ricci) signifiait donc, à l’origine, jeune plante, jeune pousse... et, par extension flexible, élastique, tendre, souple, doux. On retrouve ce caractère dans un texte classique, le LIJI (Li Ki), ou Livre des Rites où il est affirmé, au chapitre 72 " Jou Neng Ke Kang " : " Plus fait douceur que violence ". On retrouve également, en Chine, une école philosophique de tendance néo-confucianiste, se nommant J Tao (Rudao) (Jd en japonais !), fondée en 1127 : " La Voie de la douceur ". Ce caractère Jou (flexible) illustre bien l’anecdote de la fondation du Yoshin-ryu où le Maître Akiyama Shirobei Yoshitoki eut l’illumination en voyant une branche de saule (Yo) ployer (J) sous la neige et se redresser. Précisons, enfin, que le terme japonais Jd (Voie de la douceur ou de la souplesse) fut utilisée près d’un siècle avant le Maître Jigorô Kanô pour qualifier l’école du Jikishin-ryu.
Yves Cadot
La notion d'adaptation :

L’essence du jd repose sur le principe de l'adaptation.
L'adaptation est l'ensemble des ajustements de conduite réalisés par un individu pour faire évoluer une situation dans son sens.
Elle s’effectue soit par :
- L'assimilation à savoir l'ajustement de la situation grâce à sa capacité d'application des savoirs (ryu no maki) de l'individu. Tori est l'attaquant dans le sens où il est à l'initiative de la situation.
- L'accommodation à savoir l'ajustement (cession) d’un individu grâce à sa capacité d’apprentissage (seicho) des connaissances (de compréhension) (tora no maki). Tori est le défenseur dans le sens où il n'est pas à l'initiative de la ituation.
Bien sûr, ces deux approches s’influencent l’une l’autre dans le sens où tout apprentissage (seicho) des connaissances amène un accroissement du savoir et que toute application du savoir nécessite un apprentissage (seicho) de connaissance (une compréhension) de la situation.
Les combats basés sur le jd peut donc être assimilé à une activité de résolution de problème. Pour battre son adversaire, le jdka a donc deux possibilités :
- soit il doit faire appel à un savoir technico-tactique (tora no maki) qu’il adapte en fonction des caractéristiques spécifiques de son adversaire (accomodation), c'est l’intelligence discernante.
- soit il impose une stratégie (ryu no maki) à son adversaire (assimilation), c'est l’intelligence expérimentale.

Idée reçu sur la création jd :
La lgende dit que le principe serait n non pas en 1882 mais en 1733 d'une rflexion d'un homme appel Akiyama Shirobei Yoshitoki (fondateur de l'cole Yoshin-ryu : "cole du cœur du saule") et non pas de Kano Jigoro, observant la neige tomber sur les branches d’un saule et constata que les branches les plus raides cassaient sous le poids de celle-ci alors que les branches les plus souples pliaient sous le poids de la neige et se redressaient. Ainsi il eu la révélation du principe (souple). En effet, tout comme les branches souples () du saule et contrairement aux branches rigides (go), le principe j prne l'adaptabilit plutt que la rsistance (go) pour obtenir l'efficacit maximale, utiliser le moins d'effort possible tout en ayant le plus d'effet produit possible, optimiser l'utilisation du potentiel physique (Seiryoku zenyo).

Concernant le grade de Jigorô Kanô, la plupart des écrits indiquent qu'il n'a jamais eu de grade de son vivant et qu'on lui a attribué le 12e dan à titre postume afin de supplenter de deux grades les plus haut gradés à savoir les 10e dan. Cependant, selon "L'annuaire Officiel du jd International", page 33, Jigorô Kanô aurait eu le 8e dan de son vivant et le 9e dan à titre posthume sachant que la plutart des bùdôs (mais pas le jd) place le 9e dan comme un niveau divin inatteignable.

Idées reçues sur le code moral du jd :
Le code moral est un des éléments incontournables de nos dojos… français ! Pour nombre de jdkas, il apparaît comme ayant toujours fait partie de la pratique. Pourtant, il n’a que 35 ans (1985). Alors, non, le Code Moral ne doit rien (directement, du moins) à Kano Jigoro : il convient de rendre à Paul Parent et Bernard Midan ce qui leur appartient.

Idées reçues sur l'utilisation du jd en cas d'agression :
Beaucoup de gens, pratiquant le jd, pensent que s’en servir dans une telle situation est risqué ou même interdit car il n’y aurait pas légitime défense, et de ce fait, l’agresser deviendrait à son tour agresseur, encourant lui aussi des poursuites pénales.
- N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.
- N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.

Nécessaire : La riposte doit être la seule issue. C’est le juge qui apprécie cette nécessité. Cependant on admet que si l’individu a préféré contre-attaquer, alors qu’il aurait pu fuir, il peut encore être justifié par la légitime défense. Cette dernière n’est autorisée que pour repousser un mal présent, car c’est alors seulement qu’elle devient nécessaire.

Proportionnée à l’attaque : C’est la condition la plus importante, bien qu’il y est tout de même une certaine souplesse des juges. Il ne doit pas y avoir une trop grande disproportion de la riposte par rapport à l’attaque. Un simple coup de poing (agression) ne justifiera pas un meurtre ou même des blessures très graves (riposte). Ce sont les juges qui apprécient si la défense est ou non en disproportion avec l’attaque.

Pour le titulaire d'une ceinture noire qui se fait agresser par un individu non armé, il s’agit donc d’être mesuré dans sa riposte, de se maîtriser afin de ne pas risquer de le blesser trop gravement. Il en va autrement lorsque l’agresseur est armé (arme blanche, pistolet, bâton …) ou s’il y en a plusieurs. Le danger étant plus important (risque quasi-certain d’être gravement blessé ou tué), la riposte peut être plus « musclée », comme par exemple des coups et blessures graves, elle sera justifiée par la légitime défense à condition de ne pas s’être acharné sur le ou les agresseurs après les avoir mis hors d’état de nuire. Attention cependant aux coups fatals portés volontairement sur un point vital. Ils ne seront pas justifiés par la légitime défense. Pour le pratiquant de jd, il s’agit de bien doser sa défense, en fonction de la gravité du danger, et surtout de ne pas attaquer le premier (après une agression verbale par exemple). En effet, pour lui, le juge sera encore plus strict, notamment sur le critère de la proportionnalité, puisqu’il sait mieux se défendre que quiconque. Un règlement verbal, grâce à une bonne maîtrise de soi, vaut donc mieux dans certains cas qu’un affrontement physique. Et puis, éviter le combat, n’est-ce pas là une victoire.

Penser qu'une personne formée au combat doit pouvoir s'en sortir face à un agresseur armé (arme blanche, pistolet, bâton …) et/ou des agresseurs multiples sans porter atteinte à l'intégrité physique à ces mêmes agresseurs est plus qu'une erreur mais une faute grave car elle culpabilise une victime d'agression en se basant sur des connaissances très pauvres sur le sujet (effet Dunning-Kruger). Une agression armée et/ou multiple se termine quasiment toujours par le sort choisi par l'agresseur sur sa victime. Réussir à se sortir de ces types d'agression, même en portant atteinte à l'intégrité physique du ou des agresseurs relève plus de la chance que des compétences de la victme. En étant formé au combat vous ne faite qu'augmenter la probabilité de vous en sortir sachant que si cette probabilité devient raisonnable à un contre un, non armé, elle reste très faible face à une agression armée et/ou multiple.