Idées reçu en judo

Les idées reçues en arbitrage :
Voici les cinq règles les plus fréquemment mal interprétées :

- Les contres (c'est l'attaque si suit une esquive, un blocage ou un retour d'attaque) sont autorisés quelque soit la catégorie d'âge. Seul les sutémis et les makikomis sont interdits jusqu'à la catégorie Benjamin incluse. Le contre est l'accommodation à savoir l'ajustement (cession) d’un individu grâce à sa capacité d’apprentissage (de compréhension) (tora no maki). Tori est le défenseur. Il fait partie du jd autant que l'assimilation à savoir l'ajustement de la situation grâce à sa capacité d'application des connaissances (ryu no maki) de l'individu. Tori est l'attaquant. Bien sûr, ces deux approches s’influencent l’une l’autre dans le sens où tout apprentissage (seicho) amène un accroissement des connaissances et que toute application des connaissances nécessite un apprentissage (une compréhension) de la situation.
- À partir des catégories cadet(tte) incluses, les clés de bras au niveau des coudes et les étranglements sont autorisés que se soit debout ou au sol. Seules les projections en clés de bras sont interdites.
- Les saisies de départ sont obligatoires jusqu'à la catégorie Poussin incluse.
- Placer une main dans le dos en passsant sous l'aisselle est autorisé quelque soit la catégorie d'âge.
- La saisie de départ obligatoire doit être fondamentale (une main à la manche et une main au revers au niveau de la clavicule), pieds non avancés. Si les adversaires sont de garde opposées (un droitier et un gaucher), la main tenant le revers doit être alternativement placée au-dessus.

Les idées reçues techniques :
Kata guruma : le bras saisissant la manche doit être le plus loin possible d'Uke (il fait 90% du déséquilibre)
• levier interappui
le point d'appui A est situé entre la puissance P et la résistance R. Les deux forces sont de même sens.
Exemple : la balançoire à bascule (Kata Guruma)

C'est le principe de tous les mouvements avants.
La puissance P est d'autant plus efficace que :
- le point d'appui A est proche de la résistance R
- la puissance P est loin du point d'appui A
On utilise généralement ce type de levier pour multiplier une force motrice. On peut aussi l'utiliser pour multiplier un déplacement ou une vitesse.

Kesa gatame
« L'action est toujours égale à la réaction ; c'est-à-dire que les actions de deux corps l'un sur l'autre sont toujours égales et de sens contraires. »
— Newton
De manière moderne, on exprime que :
Tout corps A exerçant une force sur un corps B subit une force d'intensité égale, de même direction mais de sens opposé, exercée par le corps B.

Il faut transformer une poussée vers le haut en poussée vers le bas
- sur un coude en poussant sur le pieds de la jambe arrière dans les gesa gatame permettant un écrassement du buste avant de l'adversaire par placage des côtes de son propre buste.

Idées reçues sur l'efficacité du judo :
Avez-vous déjà vu une vraie bagarre à un contre un ? Si les combattants commencent par du pieds-poings (le plus souvent les poings) ils en arrivent assez rapidement au corps à corps debout puis au sol.

Voici quelques exemples pris sur Youtube :

Combats
Nombres de licenciés en France
Judo vs Karate 225 000 pratiquants
Judo vs Kick-Boxing 100 000 pratiquants
Judo vs Muay Thai
Judo vs Aikido 60 000 pratiquants
Judo vs Jujitsu Brésilien 4 800 licenciés

Idées reçues sur la différence entre le judo et le karate :
On peut classer les arts de combat à mains nues en 2 catégories :
- les combats à mains nues utilisant l'ensemble du corps comme armes (karate, boxe : percuter) : le but est de neutraliser et les rares contrôles réalisés sont utilisés en amont pour mieux frapper. Lors d'un combat de karate, les attaques ne sont pas portés jusqu'au bout (à fond et sans retenu) ou avec des protections.
- les combat à mains nues utilisant l'ensemble du corps comme outils permettant la manipulation (grappling : jd-jùjutsu, aïkidô : déséquilibrer et contrôler) : le but est de maîtriser et les rares frappes réalisées (en jùjutsu) sont utilisées en amont pour mieux contrôler. Lors d'un combat de jd, les attaques sont réellement portées jusqu'au bout (à fond et sans retenu), sans protection.

Idées reçues sur l'intencité physique du judo :
Le judo est classé parmis les sports à intencité statique forte et à intencité dynamique dépendante du niveau du judoka. Plus le niveau est élevé et plus le niveau dynamique est élevé. Le jd est une discipline qui se caractérise par la répétition d'exercices courts de haute intensité et qui sollicite principalement la filière anaérobie (résistance c'est à dire anaérobie lactique et puissance c'est à dire anaérobie alactique mais aussi endurance c'est à dire aérobie pour poursuivre tout le long le l'entraînement ou de la compétition.

Les idées reçues sur l'efficacité du judo en cas d'agression :
Le judo utilise l'ensemble du corps comme outils permettant la manipulation (déséquilibrer et contrôler) : le but est de maîtriser et les rares frappes réalisées (en jùjutsu) sont utilisées en amont pour mieux contrôler. Lors d'un combat de jd, les attaques sont réellement portées jusqu'au bout (à fond et sans retenu), sans protection. On peut constater ainsi sa réelle efficacité necessaire à sa mise en application en cas d'agression.

Les idées reçues sur le sens de l'existence du judo :
Le jùdô est habituellement pratiqué en tant qu'art martial ou sport de combat. La pratique du randori et des katas n'est qu'en fait qu'un moyen d'étude théorique et de mise en pratique du principe directeur jùdô. Fondé par Jigorô Kanô en 1882 à partir d'un art martial appelé jùjutsu, le jùdô est un principe directeur logique et rationnel (ni religion ni magie) but pragmatique, bas sur l'adaptabilit (j) du corps (tai) et de l'esprit (ghi) et de l'entraide et la prosprit mutuelle (jitai kyoei) afin d'obtenir le bon usage de l'nergie (seiryoku zenyo) dans toutes les situations dans le but de tendre vers le bien-être et le développement humain (kojin no kansei). Parvenir à suivre cette ligne de conduite dans la vie de tous les jours est un cheminement intérieur (démarche personnelle) de toute une vie (do mu kyoku) nécessitant un dévouement (shin) constant envers soi et les autres. Par extension, c'est également une méthode d'éducation intellectuelle (ghi) et morale (shin). Actuellement souvent vulgarisé en sport de combat pour s'adapter au plus grand nombre afin de toucher un maximum de personnes, c'est également une méthode d'éducation physique permettant l'entretien harmonieux de tout le corps. Être jùdôka signifie littéralement suivre le principe directeur "jùdo" et pas une pratique particulière sur un tatami. La pratique sur le tatami n'est que l'origine de la naissance de ce principe directeur.

Les idées reçues sur la tenue :
Les pratiquants de jùdô (les jùdôka) portent une tenue en coton renforcée souvent appelée à tort kimono de jùdô. Kimono étant le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le kimono du jùdô s'appelle le jùdôgi aussi parfois appelé simplement gi. Il se compose de la veste (uwagi), du pantalon (zubon) et de la ceinture (obi).

Les idées reçues sur la ceinture noire :
La ceinture noire souvent perçue par les non-initiers comme le stade ultime de la progression en jd n'est en faite que la marque du passage, un rite initiatique, entre un simple débutant et celle d'un initier ou de celui d'enfant à celui d'adulte. En effet, elle est accessible dès l'âge de 15 ans, c'est à dire à l'adolescence ! En fait, elle représente en théorie la connaissance approximative par le pratiquant de l'ensemble des formes techniques les plus connues en jd et en aucun cas la maîtrise technique qui est l'affaire de toute une vie (do mu kyoku). Le premier dan correspond au moment où, dans les écoles traditionnelles, le candidat à l’apprentissage (seicho) finissait sa période de probation et était considéré comme digne de recevoir le véritable enseignement. Strictement parlant, le premier dan est le grade du débutant (désigné en japonais par shodan, qui signifie, non "premier dan", mais "dan débutant").

Les idées reçues de dénominations :
- De Ashi Barai et Okuri Ashi Barai ont des apellations variables. Ces techniques s'appellent également respectivement De Ashi Harai et Okuri Ashi Harai.
- Seoi Nage n'est pas un mouvement d'épaule. Seoi veut dire "porter sur le dos" et pas "épaule".
- Jutsu désigne l'art et la technique (jjutsu et non jjitsu. jutsu= art, technique et jitsu= vérité, réalité) Le caractère Jutsu représente, l’ancien caractère chinois Shu (4458 du Ricci) - (que l’on retrouve dans Wushu " Art Martial chinois ") - signifiant habileté technique, art secret, procédé. Le caractère Jutsu se prononce Djioutsou... Il est normal que les premières traductions en langue occidentale, utilisant une transcription littéralement phonétique, aient alors traité du " Djiou-Djioutsou "... ce qui a, par la suite donné " Djiù-Djitsu " puis " Jiù-Jitsu "... Mais, dans ce cas, on devrait alors écrire Djioud, ou Jid... Puisque le terme Jd (... et non J ) est désormais universellement admis mieux vaut donc, logiquement, écrire Jùjutsu en un seul mot et non Jiù Jitsu ! L'utilisation du terme "jitsu" est donc une erreur historique.

Idées reçues sur les techniques interdites :
Elles sont interdites... en compétition. Il faut différencier deux types de techniques interdites :
- les kinshi-wazas qui sont des techniques qui ont été retirés principalement en raison de leur haut risque de blessure.
- les techniques effectuer sous la ceinture, interdites seulement en attaque directe en compétition pour éviter l'utilisation abusive de la force.
Souvant spectaculaires, ces techniques peuvent s'effectuer à l'entraînement et même recommandées en démonstration.
Confondre le règlement en compétition et le règlement à l'entraînement démontre une représentation fermée du jùdô : le kyogi-jùdô.

Idées reçues sur les chutes :
L'apprentissage des chutes seul à d'abord été pensé pour les personnes qui tombent seul suite à un déséquilibre.
Les chutes seuls servent donc à préparer le cortex moteur à la chute avec partenaire qui est le seul moyen d'apprendre in fine les chutes.

Idées reçues sur la naissance de Jigoro Kano :
La Fédération internationale de judo a, depuis 2011, fait du 28 octobre la journée mondiale du judo. Pourquoi le 28 octobre ? Parce qu’il s’agirait du jour anniversaire de la naissance du fondateur, Kano Jigoro. Nous disposons d’un document attestant du jour de naissance de Kano Jigoro. Une lecture rapide donnerait effectivement le 28/10 de la première année de l’ère Man. Cette année correspondant globalement à l’année 1860 du calendrier grégorien, on pourrait en conclure que Kano est né le 28/10/1860. Or, jusqu’en l’an 6 de Meiji (1873), les Japonais utilisent un calendrier luni-solaire hérité de la Chine. Suite à la Restauration de Meiji, le calendrier grégorien est adopté le 9e jour du onzième mois de l’an 5 de Meiji (1872). Ainsi, le 1er janvier 1873, qui aurait dû être le 3e jour du douzième mois de l’an 5 de Meiji devient-il le 1er janvier de l’an 6 de Meiji. L’ère Man.en se situant en amont de cette réforme, il ne faut pas lire le 28/10 comme le 28 octobre mais comme le 28e jour du dixième mois. Et, pour obtenir la date en calendrier grégorien, d’appliquer le décalage dû au changement de calendrier. Ainsi le 28e jour du dixième mois de l’ère Man.en correspond au 10 décembre 1860. Aussi, s’il nous faut commémorer la date anniversaire de Kano Jigoro, devons-nous le faire le 10 décembre, et non le 28 octobre.

Idées reçues sur l'âge de Jigoro Kano lors de la création du Kodokan :
Bon nombre de document énoncent que l'âge de Jigoro Kano était de 22 ans lors de la crétion du Kodokan.
1882 (année de création du judo) – 1860 (année de naissance de Kano) = 22 ans
Or, le Jùdô Kdkan a été créé en mai 1882, et Kano est né en décembre 1860. Lors de la création du judo, nous dirions aujourd’hui qu’il vient donc de fêter ses 21 ans en décembre 1881, et qu’il n’aura ses 22 ans qu’en décembre 1882, soit 7 mois après l’ouverture du Jùdô Kdkan. Aussi Kano avait-il bien 21 ans (selon notre système actuel d’anniversaires) lorsqu’il a créé le Jùdô Kdkan.

Idées reçues sur Jigoro Kano :
Jigorô Kanô
, le fondateur du jùdô ne ressemblait pas du tout à Gichin Funokoshi (fondateur du Karaté-dô) ou à Morihei Ueshiba (fondateur du Aïkidô) mais plutôt à Socrate, Platon ou Aristote. Ce n'était pas un des meilleurs combattants même dans sa discipline mais plutôt un maître à penser. Il n'a pas consacré sa vie comme les autres grandes figures du bùdô aux arts martiaux. Le jùdô n'a représentait que 20% de sa vie. Le jùdô en tant qu'arts martial/sport de combat n'est qu'un des débouchés de sa pensée. Il aurait très bien pu rester un simple philosophe parmi d'autres s'il n'avait pas eu un esprit pragmatique. En effet, le fruit de ses pensées devait selon lui l'aider à changer le monde, à l'améliorer et pas simplement à établir une technique de combat parmi d'autres. Être jùdôka signifie litérallement suivre le principe directeur "jùdo" et pas une pratique particulière sur un tatami. La pratique sur le tatami n'est que l'origine de la naissance de ce principe directeur.

Idées reçues sur le mot jù :
J (tendre, doux) :

Le mot "souplesse" a plusieurs sens en français à savoir ductilité, élasticité, flexibilité, malléabilité et extensibilité. Ces mots désignent des aspects physiques alors que le kanjis "j" désigne un concept plus général à savoir "l'adaptation".
Le caractère J issu du chinois classique se prononce Djiou. Les dictionnaires Couvreur, Ricci et Wieger désignent ce caractère chinois comme provenant du radical 75 Mu : le bois. Cette racine est redoublée et le caractère J (Jou, Jeou, Rou) (2451 du Ricci) signifiait donc, à l’origine, jeune plante, jeune pousse... et, par extension flexible, élastique, tendre, souple, doux. On retrouve ce caractère dans un texte classique, le LIJI (Li Ki), ou Livre des Rites où il est affirmé, au chapitre 72 " Jou Neng Ke Kang " : " Plus fait douceur que violence ". On retrouve également, en Chine, une école philosophique de tendance néo-confucianiste, se nommant J Tao (Rudao) (Jd en japonais !), fondée en 1127 : " La Voie de la douceur ". Ce caractère Jou (flexible) illustre bien l’anecdote de la fondation du Yoshin-ryu où le Maître Akiyama Shirobei Yoshitoki eut l’illumination en voyant une branche de saule (Yo) ployer (J) sous la neige et se redresser. Précisons, enfin, que le terme japonais Jd (Voie de la douceur ou de la souplesse) fut utilisée près d’un siècle avant le Maître Jigorô Kanô pour qualifier l’école du Jikishin-ryu.
Yves Cadot
La notion d'adaptation :

L’essence du jd repose sur le principe de l'adaptation.
L'adaptation est l'ensemble des ajustements de conduite réalisés par un individu pour faire évoluer une situation dans son sens.
Elle s’effectue soit par :
- L'assimilation à savoir l'ajustement de la situation grâce à sa capacité d'application des savoirs (ryu no maki) de l'individu. Tori est l'attaquant dans le sens où il est à l'initiative de la situation.
- L'accommodation à savoir l'ajustement (cession) d’un individu grâce à sa capacité d’apprentissage (seicho) des connaissances (de compréhension) (tora no maki). Tori est le défenseur dans le sens où il n'est pas à l'initiative de la ituation.
Bien sûr, ces deux approches s’influencent l’une l’autre dans le sens où tout apprentissage (seicho) des connaissances amène un accroissement du savoir et que toute application du savoir nécessite un apprentissage (seicho) de connaissance (une compréhension) de la situation.
Les combats basés sur le jd peut donc être assimilé à une activité de résolution de problème. Pour battre son adversaire, le jdka a donc deux possibilités :
- soit il doit faire appel à un savoir technico-tactique (tora no maki) qu’il adapte en fonction des caractéristiques spécifiques de son adversaire (accomodation), c'est l’intelligence discernante.
- soit il impose une stratégie (ryu no maki) à son adversaire (assimilation), c'est l’intelligence expérimentale.

Idées reçues sur le code moral du judo :
Le code moral est un des éléments incontournables de nos dojos… français ! Pour nombre de judokas, il apparaît comme ayant toujours fait partie de la pratique. Pourtant, il n’a que 32 ans. Alors, non, le Code Moral ne doit rien (directement, du moins) à Kano Jigoro : il convient de rendre à Paul Parent et Bernard Midan ce qui leur appartient.

Idées reçues sur l'utilisation du judo en cas d'agression :
Beaucoup de gens, pratiquant le judo, pensent que s’en servir dans une telle situation est risqué ou même interdit car il n’y aurait pas légitime défense, et de ce fait, l’agresser deviendrait à son tour agresseur, encourant lui aussi des poursuites pénales.
- N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.
- N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.

Nécessaire : La riposte doit être la seule issue. C’est le juge qui apprécie cette nécessité. Cependant on admet que si l’individu a préféré contre-attaquer, alors qu’il aurait pu fuir, il peut encore être justifié par la légitime défense. Cette dernière n’est autorisée que pour repousser un mal présent, car c’est alors seulement qu’elle devient nécessaire.

Proportionnée à l’attaque : C’est la condition la plus importante, bien qu’il y est tout de même une certaine souplesse des juges. Il ne doit pas y avoir une trop grande disproportion de la riposte par rapport à l’attaque. Un simple coup de poing (agression) ne justifiera pas un meurtre ou même des blessures très graves (riposte). Ce sont les juges qui apprécient si la défense est ou non en disproportion avec l’attaque.

Pour le titulaire d'une ceinture noire qui se fait agresser par un individu non armé, il s’agit donc d’être mesuré dans sa riposte, de se maîtriser afin de ne pas risquer de le blesser trop gravement. Il en va autrement lorsque l’agresseur est armé (arme blanche, pistolet, bâton …) ou s’il y en a plusieurs. Le danger étant plus important (risque quasi-certain d’être gravement blessé ou tué), la riposte peut être plus «musclée », comme par exemple des coups et blessures graves, elle sera justifiée par la légitime défense. (à condition de ne pas s’être acharné sur le ou les agresseurs après les avoir mis hors d’état de nuire). Attention cependant aux coups fatals portés volontairement sur un point vital. Ils ne seront pas justifiés par la légitime défense. Pour le pratiquant de judo, il s’agit de bien doser sa défense, en fonction de la gravité du danger, et surtout de ne pas attaquer le premier (après une agression verbale par exemple). En effet, pour lui, le juge sera encore plus strict, notamment sur le critère de la proportionnalité, puisqu’il sait mieux se défendre que quiconque. Un règlement verbal, grâce à une bonne maîtrise de soi, vaut donc mieux dans certains cas qu’un affrontement physique. Et puis, éviter le combat, n’est-ce pas là une victoire.